Premier congrès extraordinaire du M.s.d : René Serge Blanchard Oba a réaffirmé son ancrage à la majorité présidentielle

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Le M.s.d (Mouvement pour la solidarité et le développement) a tenu, samedi 7 juin 2014, au Palais des congrès, à Brazzaville, son premier congrès extraordinaire, sous le thème: «Renforçons les capacités du M.s.d par l’ouverture aux forces nouvelles». L’occasion pour René Serges Blanchard Oba, président de ladite formation politique membre de la majorité présidentielle, de saluer et de remercier les militants de son parti pour la confiance et la persévérance exceptionnelle qu’ils ont traduit, ces dernières années, pendant que le parti traversait, selon lui, «les difficultés qui pouvaient conduire à son effondrement».

Il a réaffirmé l’ancrage de son parti à la majorité présidentielle et le soutien de son candidat en 2016.

Dans son mot d’ouverture, René Serge Blanchard Oba s’est réjoui de constater que son parti a pu résister aux difficultés qu’il a connues et est resté «toujours attaché, indéfectiblement, à Monsieur le président, de la République et désireux d’un avenir auquel son talent et son originalité le prédispose». Pour lui, il n’est pas question pour son parti de changer de cap, au regard de l’effervescence du contexte national. Justifiant la tenue de ce congrès extraordinaire, il a fait savoir que celui-ci est organisé pour réaffirmer l’existence de son parti, après les difficultés rencontrées.
Après s’être interrogé sur le nombre de militants qui auraient fait défection, René Serge Blanchard Oba pense, plutôt, qu’il est important de rassembler les forces, «de nous asseoir évidemment aux fins de répondre aux enjeux à venir». Dans cet élan, il a réaffirmé l’ancrage de son parti à la majorité présidentielle, tout en s’indignant de ne pas pouvoir obtenir ce qui lui était promis dans le cadre de ce partenariat. «Le M.s.d aurait bien eu quelques récriminations contre le fait qu’en dépit de sa participation à la majorité présidentielle, ce qui lui revient de droit tarde à venir», a-t-il dit, tout en promettant poursuivre la discussion avec son allié de la majorité. Il a estimé que son parti entend impulser autre chose dans la majorité présidentielle et, donc, peser de son poids nouveau avec une nouvelle façon de voir les choses. «A tort ou à raison, nous avons toujours entendu que la contribution valait mieux que l’alignement béat qui s’accommode mal avec les exigences des temps nouveaux… Nous entendons, en tout cas, déroger au code ankylosé dans la routine, pour promouvoir la modernité. Est-ce un crime? A notre avis, il résulterait un apport qualitatif pour monsieur le président de la République», a-t-il indiqué.
A ce titre, il a fait remarquer que les élections locales à venir sont à ce sujet un bon test. Face au débat politique sur le changement de la constitution en cours dans le pays, le président du M.s.d pense que son parti prendra part à celui-ci: «Nous pensons que cette question relève du débat pondéré qui tienne compte des évolutions nécessaires pour toute société qui veut avancer et non des procès en sorcellerie».
Parlant de l’opération «Mbata ya bakolo», il a regretté le manque de reconnaissance de certains ressortissants de la RDC expulsés à l’issue de cette opération policière inhabituelle et qui auraient vécu plus de 25 ans au Congo sans problèmes sinon, «comment auraient-ils pu être aussi nombreux? La gestion des frontières pour la stabilité de nos deux pays passe par le dépassement et l’harmonisation de nos sentiments».
Il a aussi salué l’investissement du président de la République dans la résolution de la crise centrafricaine et de toutes les crises qui traversent le  continent.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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