Débat constitutionnel : L’U.pa.d.s va tenir un grand meeting à Dolisie, pour réaffirmer son refus

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L’U.pa.d.s (Union panafricaine pour la démocratie sociale), le parti de l’ancien chef de l’Etat Pascal Lissouba, va organiser un grand meeting, au Stade Denis Sassou-Nguesso, à Dolisie, dans quelques mois, pour réaffirmer son opposition au changement de la Constitution du 20 janvier 2002. L’annonce de cette nouvelle a été faite, mercredi 16 juillet dernier, au cours de l’assemblée générale que le premier secrétaire de ce parti, Pascal Tsaty-Mabiala, a dirigée dans la salle de la Maison des jeunes, à Dolisie.

Au présidium de cette assemblée générale, il y avait certains responsables et parlementaires de l’U.pa.d.s, dont Joseph Adam Boussou-Diangou, Emmanuel Boungouanza, Guillaume Foutou et Honoré Sayi, respectivement, sénateurs et députés des circonscriptions électorales de Dolisie 1 et 2.

Au cours de leur assemblée générale à Dolisie, les responsables de l’U.pa.d.s ont abordé deux principaux sujets: les élections locales prévues en septembre prochain et le débat actuel sur la Constitution du 20 janvier 2002. Pascal Tsaty-Mabiala a, aussi, fait une incursion sur des questions de politique internationale. «Nous voulons dégager, ici, notre position au sujet du débat actuel sur la Constitution du 20 janvier 2002 et vous dire qu’au-delà de la position que nous avons exprimée, et que vous connaissez déjà ; mais surtout comment le dire haut et fort. Et ce sera ici, à Dolisie, que nous viendrons le dire, pour qu’il sache que nous existons. Nous viendrons tous, ici à Dolisie, les militants de Pointe-Noire, Sibiti, Nkayi et Dolisie, pour organiser un grand meeting au stade (…) Toutes les coordinations du parti y seront conviées et nous annoncerons, officiellement, la date de la tenue de ce meeting, avant un ou deux mois», a déclaré Pascal Tsaty-Mabiala.
A propos des élections locales qui attendent d’être organisées, le premier secrétaire de l’U.pa.d.s a invité ses militants à plus de discipline, d’amour et de cohésion, pour relever le défi de reconquérir, à l’issue de ce scrutin,  les communes de Dolisie, Mossendjo et Nkayi, qui leur ont toujours échappé, depuis que leur parti avait perdu le pouvoir, en 1997 et l’U.pa.d.s a toujours considéré comme son fief traditionnel. Pour les responsables de l’U.pa.d.s, le P.c.t, qui contrôle, actuellement, ces communes, s’y est imposé par «la fraude et la corruption».
Cette fois-ci, a dit Tsaty-Mabiala, rien ne va leur échapper, faisant ainsi allusion aux dernières élections législatives dans les deux circonscriptions de Dolisie, que l’U.pa.d.s a reconquises. «Même dans les conditions qui ont été celles d’avant, nous avons réussi à les bloquer», a-t-il précisé. Le premier secrétaire de l’U.pa.d.s est revenu sur les résultats «mitigés» du recensement administratif spécial, pour dire que son parti «est sûr d’avoir des conseillers. Les choses n’ont pas été faites de manière scandaleuse».  
Par ailleurs, il a rappelé la position de son parti qui tient à la commission électorale indépendante. «C’est cette nouvelle commission électorale qui nous conduira au recensement, en vue de l’élection présidentielle de 2016. Autrement dit, les résultats du recensement qu’on vient de faire ne serviront que pour les élections locales et c’est terminé», a-t-il rassuré.
Répondant à une question des militants sur les relations de l’U.pa.d.s avec l’opposition dite radicale que prône Mathias Ndzon et certains autres leaders, le premier secrétaire Tsaty-Mabiala a ôté le voile: «Le seul adversaire que nous ayons, c’est le P.c.t et le président Sassou. Les autres ne sont pas nos adversaires. Mais, quand je dis que les autres ne sont pas nos adversaires, nous voulons, en même temps, vous dire que nous voulons garder, en nous, une identité U.pa.d.s. Jamais je ne permettrais pas que notre U.pa.d.s se dilue dans une espèce de magma. Nous avons toujours souhaité que nos frères de l’opposition se constituent en véritable force réelle de terrain. A ce moment-là, on fait l’addition pour avoir une grande opposition homogène, forte contre Monsieur Sassou. Mais, il ne faudrait pas qu’on profite de la seule force organisée qui est l’U.pa.d.s, pour assouvir des ambitions personnelles. Nous voulons, d’abord, être nous-mêmes avant d’être avec les autres. Je n’accepterai pas de nous diluer. Nous voulons du pouvoir, en 2016. Ou bien nous jouerons réellement la véritable cause de l’opposition. Il faut que l’opinion sache que l’U.pa.d.s, c’est une véritable force de l’opposition. En 2016, nous voulons donc que tout ce rassemblement qui vient de commencer au sein de notre parti, l’U.pa.d.s, nous amène avec tous ceux que nous aurons choisi à briguer la magistrature suprême».

Eric MAHOUNGOU-NZINGOU
Correspondant permanent à Dolisie

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