District de Mvouti (département du Kouilou) : Sauver le pont de Bilala sur la Loemé, pour éviter une éventuelle catastrophe

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Construit durant la colonisation française, sur le fleuve Loemé, le pont de Bilala, une structure métallique, connaît, aujourd’hui, un délabrement fort avancé. Ce qui fait qu’il soit devenu un danger permanent, pour les habitants de cette localité, particulièrement pour les automobilistes dont les conducteurs de camions d’une société d’extraction de gravier. Le gouvernement, notamment le Ministère de l’équipement et des travaux publics, a intérêt à sauver ce pont, si l’on veut éviter toute catastrophe qu’il peut provoquer.

 

Vu de loin, le pont de Loemé, construit à l’époque coloniale, laisse entrevoir une ossature métallique qui rassurerait tout automobiliste ou tout piéton. Malheureusement, les boulons et les écrous sautent, au fil du temps. Des garde-fous métalliques placés de part et d’autre, pour empêcher tout véhicule le traversant de tomber à l’eau, sont en train de s’effriter, à cause de la corrosion. Pire, le délabrement est aggravé par le poids des gros camions qui transportent du gravier. «Un véhicule pourrait, un jour, tomber dans l’eau comme ça!», s’exclamait, le 6 septembre dernier, un citadin de Pointe-Noire, en séjour à Bilala, village du district de Mvouti, dans le département du Kouilou. C’est là l’expression d’une crainte à la mesure de l’état déplorable du pont de Bilala sur la Loemé.
Cette situation pose le problème de la responsabilité sociétale de l’entreprise qui exploite le gravier, matériau utilisé dans la construction, à Pointe-Noire, sur la route du village Bama, vers la frontière avec l’enclave angolaise du Cabinda. Si cette société appartenant à des expatriés s’arrange à arroser, chaque matin, l’avenue Gomes Marius qui traverse Bilala, elle aurait, tout de même, pensé aussi à rénover le pont de la Loemé, ou à sensibiliser les pouvoirs publics, avant de débuter ses activités. Question de mettre en sécurité ses chauffeurs et bien d’autres automobilistes. Bien que la responsabilité sociétale ait, selon certains spécialistes et entrepreneurs, un caractère facultatif, des associations et autres penseurs plaident aujourd’hui pour la conformité des entreprises à la norme Iso 26000, question d’améliorer les conditions de travail des salariés. L’Etat congolais aurait donc dû rendre obligatoire la réhabilitation du pont de la Loemé, en l’inscrivant dans le contrat avec cette société d’extraction de gravier.

John NDINGA-NGOMA

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