Première convention nationale du parti Agir pour le Congo : Reconduit à la tête du parti, Henri Ossebi décidé à insuffler un nouveau dynamisme

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Le parti Agir pour le Congo a tenu, du 17 au 18 juin 2011, au palais des congrès, à Brazzaville, sa première convention nationale, sous le thème: «Restructurons-nous pour mieux nous arrimer aux défis politiques futurs». L’objectif de cette grande rencontre était de faire un état des lieux des forces et faiblesses du parti, afin de pouvoir se remettre en ordre de bataille, pour mieux affronter les prochaines échéances électorales. Pour réaliser une telle ambition, une restructuration du parti s’avérait nécessaire. Ainsi, à l’issue de ces assises, de nouvelles instances ont été mise en place. Il s’agit d’un bureau exécutif de cinq membres, dirigé par Henri Ossebi, en tant que président national du parti, chargé de l’organisation, un secrétariat national de seize membres et un bureau politique de trente membres. 

La salle du palais des congrès, dominée par la couleur jaune, symbole du parti Agir pour le Congo, était pleine de militants et sympathisants, pour la tenue de la première convention de ce parti politique porté sur les fonts baptismaux en 2002, pour soutenir le président Denis Sassou Nguesso.

C’est pour marquer son attachement à cet idéal que le parti Agir pour le Congo a tenu cette première convention nationale qui a réuni plus de trois cents délégués venus des différents départements du pays et de la diaspora, pour faire un «état de lieux froid et impersonnel» sur les forces et les faiblesses du parti. L’enjeu, c’est de pouvoir se remettre en ordre de bataille, après avoir traversé plusieurs épreuves et géré des querelles intestines qui l’avaient plongé dans une certaine léthargie.

La forte mobilisation des militants à cette convention est, donc, la preuve de leur attachement au parti et aux idéaux du président Denis Sassou Nguesso. Christian Okemba, secrétaire général d’Agir pour le Congo, l’a rappelé avec force, dans son mot de bienvenue aux délégués. Conscient que chaque contexte a ses défis, le parti Agir pour le Congo estime que l’action politique doit s’enrichir, en se rectifiant et en s’adaptant au contexte spacio-temporel du moment, pour lui permettre de relever les défis futurs.

L’ambiance était aux grands moments, avec l’artiste Jacques Loubelo et le griot Gampika Mperet. Quatre responsables des partis alliés, notamment Pascal Itoua Oyona (M.a.r), Paul Gomez Mbolamba (R.d.d), Léon-Alfred opimbat (F.d.n) et Jean-Pierre Nonault (P.c.t) se sont succédé à la tribune, lors de la cérémonie d’ouverture de cette convention nationale, pour saluer, tour à tour, la tenue de cette rencontre historique et réaffirmé leur détermination à donner au président Denis Sassou Nguesso, un appareil politique fort.

Au nom des femmes d’Agir pour le Congo, Mme Corine Andzembo a signifié que le chemin de la représentativité de la femme dans les institutions de la République est encore «long, sinueux et semé d’embûches». Loin de vouloir réclamer cette égalité, elle a, tout de même, exhorté le président de la République, à persévérer dans la voie de l’amélioration du statut de la femme congolaise, pour une refondation en profondeur de notre société.

Ouvrant les travaux de cette première convention nationale, Henri Ossebi, président national du parti, a fait savoir qu’après cette convention, Agir pour le Congo va devoir prendre un nouveau rendez-vous avec l’histoire. Faisant l’état des lieux du parti, l’orateur a précisé que de 2002 à ce jour, Agir pour le Congo a parcouru des chemins, «mené des combats, évité des pièges, mais aussi connu des victoires, parfois au forceps, souvent à la surprise générale».

Pour lui, Agir pour le Congo était, à sa création, un mouvement sous forme d’association. «Par engagement autour de Denis Sassou Nguesso, nous avons contribué, modestement mais activement, avec notre style et notre identité, à structurer et à amplifier ces énergies orphelines, ces acteurs politiques anonymes que les thématiques et les schémas politiciens n’arrivaient plus à canaliser», a-t-il dit.

Fort de cette considération, il a indiqué qu’ils ont, d’une part, «réussi à élargir l’offre politique sur le terrain et, d’autre part, à capter cet électorat multiforme, devenu de plus en plus indifférent aux anciens discours ou schémas politiciens surannés».

Ainsi, «était née une dynamique sociopolitique inédite, surfant sur la demande d’une population blasée par l’omniprésence d’un style ou d’une culture politique, à la recherche d’un second souffle, pour espérer susciter l’engouement électoral de nos concitoyens. De cela, oui, nous ne sommes pas peu fiers et, malgré les erreurs inhérentes à ce type d’actions, nous assumons toutes nos responsabilités, dans cette part de notre modeste contribution à la prise en compte d’une nouvelle configuration des forces politiques au sein de la majorité acquise à Denis Sassou Nguesso», a déclaré Henri Ossebi.

Malgré tout, le président national d’Agir pour le Congo pense que par loyauté, autant que par devoir, ils ont persévéré dans leur idéal, «sans état d’âme, malgré les couleuvres avalées dans le camp majoritaire, c’est-a-dire, sincèrement, dans l’accomplissement politique de la vision modernisatrice du président Denis Sassou Nguesso».

Toutefois, il a reconnu qu’au fil des années, son parti a traversé plusieurs épreuves, géré des querelles intestines… «Le mérite revient, sans doute, à chacune et chacun d’entre nous, d’avoir réussi à se surpasser, à s’humilier pour aider l’ensemble à surmonter les turbulences qui, après avoir plongé le parti dans une certaine léthargie, ont failli déboucher sur son enlisement», a-t-il affirmé.

Selon lui, ce sursaut collectif les invite, aujourd’hui, «à faire un état des lieux froid et impersonnel sur nos forces et faiblesses, et contribuer, après cette introspection, à se remettre en ordre de bataille». «Ayons donc le courage, à l’occasion de ce conclave, de pointer nos forces mais aussi nos faiblesses, pour mettre fin à l’improvisation, au populisme juvénile et au vagabondage alimentaire qui, malgré les satisfactions quantitatives liées à l’événementiel, dissimulent encore, au plan qualitatif, les faiblesses notoires dans le management au quotidien de notre parti, dans son élévation doctrinale et dans la considération de nos acquis électoraux», a-t-il renchéri.

Les travaux de cette convention se sont focalisés, d’une part, sur les différents rapports et messages des délégations départementales qui ont été présentés et, d’autre part,  sur la place qu’occupe ce parti dans le paysage politique congolais.

Par ailleurs, les militantes et militants d’Agir pour le Congo ont réaffirmé leur attachement au président de la République, en le rassurant de leur appui inconditionnel quant à «l’œuvre qu’il conduit dans la recherche des solutions aux problèmes des populations congolaises».

De son côté, le parti a exhorté ses militants à tout mettre en œuvre, pour affronter, avec détermination, les futures batailles politiques. Aussi, les a-t-il invités à intégrer la vision du chef de l’Etat, dans sa volonté de refonder les pratiques politiques nationales qui «prédisposent notre pays à une démocratie plus apaisée».

Afin de mieux affronter et préparer les futures batailles politiques, de nouvelles instances dirigeantes ont été mises en place, au cours de cette convention nationale. Il s’agit du bureau exécutif, composé de cinq membres et présidé par Henri Ossebi qui a été ainsi reconduit dans ses fonctions; un secrétariat national de 16 membres et un bureau politique de 30 membres. Une motion de soutien au président de la République a été également prise.

Dans son mot de conclure, Henri Ossebi, président national réélu d’Agir pour le Congo, a adressé ses félicitations aux délégués, pour la qualité de leur contribution aux travaux. «Je vous félicite d’autant plus que  les défis étaient de taille». Il les a exhortés à bien intérioriser les conclusions issues de cette convention, sur le double plan organisationnel et politique. «C’est de la sorte, j’en suis convaincu, avec cette direction restructurée, recompactée par souci d’efficacité managérial, que notre parti franchira une étape de plus sur le chemin difficile et semé d’embûches de sa maturation», a-t-il précisé.

A l’endroit des partis politiques membres de la majorité présidentielle qui se sont fait représenter à cette convention, il a, simplement, dit merci. Henri Ossebi les a invités à consolider, par un partenariat politique responsable et lucide, leurs liens d’amitié, «dans la recherche constante et en harmonie. Car, l’union fait la force d’un consensus solide face aux échéances futures, pour renforcer la vision généreuse d’un homme, le président Denis Sassou Nguesso».

Plusieurs responsables et leaders des partis politiques de la majorité présidentielle ont rehaussé de leur présence l’éclat de la cérémonie d’ouverture. Il s’agit de René Serge Blanchard Oba (M.s.d), Léon Alfred Opimbat (F.d.n), Jean Claude Ibovi (M.d.p), Alain Moka (Indépendant), Jean Pierre Nonault, Jeanne Françoise Louméto Pombo, Philippe Mvouo, Jeanne Dambenzet (P.c.t), Michel Mampouya (P.s.v.r), Pascal Itoua Oyono (M.a.r), Paul Gomez Mbolamba (R.d.d), Hellot Matson Mampouya et Landry Kolélas (M.c.d.d.i), etc.

Pour clôturer en beauté cette première convention nationale, il y a eu des activités sportives et culturelles. Il y a eu notamment un tournoi de nzango et de football, au stade Saint-Denis, à Mpila, le dimanche 19 juin. Un grand concert populaire, animé par l’artiste J.B Mpiana et son orchestre Wenge BCBG, venus droit de Kinshasa (RD Congo) et par l’orchestre Patrouille des stars de Brazzaville ont clos en apothéose la convention nationale d’Agir pour le Congo, au stade Félix Eboué, dans la soirée.

Signalons que la finale de nzango a été remportée par l’association «Le quartier d’abord» de Poto-poto, au détriment de «Femmes de fer» de Mpila, par 61 à 34. La finale de football qui s’est jouée, quant à elle, en présence d’Edgar Nguesso, président d’honneur d’Agir pour le Congo, a connu la victoire des jeunes de Makélékélé sur ceux de Mfilou, par 4 buts à 0. Enfin, un carnaval a également ponctué la série de manifestations prévues pour cette circonstance.

 

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