District de Mayoko (Département du Niari) : Congo Mining prévoit de passer à la phase de production du fer à partir de 2014

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Le challenge de la direction générale de la société Congo Mining, filiale de la société minière australienne Equatorial Resources,  est de passer, d’ici à l’an 2014, à la phase de production de fer de qualité à Mayoko, dans le département du Niari. Au regard des échantillons prélevés dans certains forages, la société estime que l’espoir est permis de réaliser cette noble ambition. C’est à ce titre que la campagne officielle de forage 2011-2012 de minerais de fer a été lancée, mercredi 5 octobre 2011, au village Makengui, dans le district de Mayoko, par le ministre des mines et de la géologie, Pierre Oba.
En effet, à l’invitation du Directeur général de la société Congo Mining Ltd, John Welborn, la cérémonie relative au lancement de la campagne officielle de forage a été patronnée par le ministre Pierre Oba, qui était accompagné de son collègue de l’Agriculture et de l’élevage, Rigobert Maboundou, en présence de Louis Marie Djama, Directeur général des mines, Jean-Pierre Heyko Lekoba, Préfet du département du Niari, Jean-Claude Siapa Ivouloungou, député de la circonscription de Mayoko, Jean-Jacques Mouanda,  Président du Conseil départemental du Niari, Simon-Pierre Pembe-Sita,  Sous-préfet de Mayoko et des sages et cadres de la localité, etc. A cette occasion, le ministre Pierre Oba a également procédé à l’inauguration de la Base-vie (Mayoko camp) de cette société minière.
«C’est certain que le fer existe dans le sous-sol de Mayoko. Mais, l’exploration et la production du fer ne s’opèrent pas de la même manière que l’or. Avec le fer, il y a la double obligation de qualité et de quantité. Le fer est un business difficile. Il faut trouver la meilleure qualité et la meilleure quantité, puis trouver les preneurs», a indiqué John Welborn, le PDG de la société Congo Mining, à la cérémonie de lancement officiel de forage, au village Makengui.
C’est à cette exigence du marché mondial que M. Welborn reste attachée. Aussi, parmi les forages réalisés jusqu’ici, plus de cinq ont déjà révélé de bons résultats, au regard des échantillons analysés dans des laboratoires sud-africains. A titre d’illustration, les forages ont produit des échantillons du DSO («Direct Shipping Ore») c’est-à-dire l’hématite, une qualité de fer qu’on peut récupérer sans traitement. Le forage n°3 a des grades de fer de 60%. Grâce à l’expertise d’une équipe dynamique de géologues, parmi lesquels des jeunes formés à l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville que la société a recrutés, récemment.
A propos, le patron de Congo Mining Ltd a reconnu que beaucoup a été accompli dans un court laps de temps, grâce à un partenariat solide entre son entreprise, la population du Niari et le gouvernement congolais. M. Welborn s’est voulu plus optimiste, en énonçant sa vision de l’avenir: «Notre vision est d’atteindre la phase de production commerciale en 2014 et faire de notre compagnie, le plus important employeur du Congo et le plus gros contribuable dans l’industrie minière. En clair, nous avons la grande ambition de réaliser un projet solide et important aux retombées financières positives», a-t-il dit.
Dans cette lancée, le Sous-préfet de Mayoko, Simon-Pierre Pembe-Sita, a, dans son mot de bienvenue, circonscrit  l’ambition de la société Congo Mining, dans le cadre du Projet de société du Chef de l’Etat, «Le Chemin d’Avenir», notamment dans son volet relatif à l’industrialisation: «Industrialiser le pays, c’est le faire entrer, de plain-pied, dans le processus du développement. Dans cette perspective, il ne suffira pas de faire implanter quelques usines, ça et, là pour espérer atteindre l’objectif d’industrialisation du pays. Il appartiendra, plutôt, à l’Etat de s’atteler à encourager l’installation de plusieurs industries dans différents domaines, afin que chaque nouvelle industrie vienne en complément de celles qui se développent en même temps qu’elle ou celles existantes et appelle d’autres nouvelles. De la sorte, toutes les industries se soutiendront mutuellement et formeront un vrai tissu industriel national».
Toutefois, le Sous-Préfet a exhorté les populations du district à accompagner et à soutenir la société Congo Mining, à réussir son projet d’exploitation de fer dans notre pays: «Aux populations de Mayoko de jouer à la retenue, car la société Congo Mining est un bon citoyen de Mayoko qui est en train de créer de l’emploi et d’autres effets induits à Mayoko et dans le département du Niari, en particulier». A cette occasion, il a énuméré différentes actions que la société minière a déjà réalisées en moins d’un an de présence à Mayoko. Il s’agit, notamment du don de matériel médico-sanitaire et des produits pharmaceutiques au dispensaire de Mayoko, de la prise en charge du système d’adduction d’eau potable, de la contribution ininterrompue en gasoil pour la fourniture d’électricité à Mayoko, de la réhabilitation de la piste d’atterrissage de l’aérodrome de Mayoko.
Par ailleurs, pour marquer d’un sceau particulier la rentrée scolaire 2011-2012, la direction de Congo Mining a fait don, mardi 4 octobre dernier, de fournitures scolaires, de bureau et d’équipements sportifs aux écoles primaires de Mayoko centre, Mayoko gare et Tsinguidi.
Remettant ce don au Sous-Préfet de la Localité, le Directeur général de Congo Mining a indiqué que ce «geste» n’est pas un cadeau à l’endroit des élèves, mais plutôt, un investissement. Parce que, a-t-il expliqué, de ces apprenants sortiront des géologues et autres cadres qui pourront prêter de loyaux services à son entreprise. «Congo Mining veut rester longtemps à Mayoko, pour continuer à y accompagner des actions sociales», a déclaré John Welborn. 
Réceptionnant ce don, le Sous-Préfet a, au nom des populations de son district, remercié Congo Mining pour son geste qui, a-t-il reconnu, a permis de «lancer», avec faste, l’année scolaire 2011-2012. Quant aux parents d’élèves, ils ont exprimé leur gratitude au donateur. «Grande est notre joie. C’est une grande première à Mayoko. Ce don épargnera certains parents d’élèves l’achat de fournitures scolaires», a confié, tout sourire, un parent d’élève.
De leur coté, les Ministres Pierre Oba et Rigobert Maboundou ont rappelé, à l’occasion de l’inauguration de la base-vie de cette compagnie minière, que le développement de l’activité minière à Mayoko s’inscrit dans le cadre de la diversification de l’économie nationale, en vue d’atteindre les objectifs du «Chemin d’avenir», dont la finalité est de faire du Congo un pays émergeant, d’ici à l’an 2025. C’est dans ce même registre que les deux membres du gouvernement ont, de façon solidaire et citoyenne, invité les populations locales à constituer une véritable demande solvable, en développant d’autres activités productives, surtout dans le secteur agropastoral.
Conformément aux dispositions de la loi n°003/91 du 23 avril 1991 sur la protection de l’environnement, la société Congo Mining débutera, dès la semaine prochaine, la réalisation de l’étude d’impact environnemental et social à laquelle est assujetti tout projet de développement économique dans notre pays. A ce sujet, au cours d’une réunion de sensibilisation sur le projet relatif à l’exploitation du fer à Mayoko, le Directeur général de l’environnement, M. Grégoire Nkeoua, avait exprimé la disponibilité de son département à accompagner la société minière, dans le processus de réalisation de l’étude d’impact environ-nemental, à travers des conseils techniques pour une bonne compréhension des dispositions légales et réglementaires en matière d’environnement. La disponibilité exprimée par la Direction générale de l’environnement se justifiait également par la volonté affichée par la Direction de Congo Mining de mettre au cœur de ce projet, la préoccupation environnementale et de conduire un processus d’élaboration de l’étude d’impact dans la transparence. Le rapport de l’étude d’impact qui sera réalisé fera l’objet d’une consultation publique au cours de laquelle, avait indiqué le Directeur général de l’environnement, les autorités et les populations locales seront informées de l’impact du projet au plan social et environnemental et des mesures visant à atténuer la dégradation des écosystèmes forestiers et de la biodiversité, à protéger la santé des populations, l’eau, le sol et l’air.
Il faut noter que la société emploie, actuellement, plus de 200 travailleurs, dont la plupart viennent de la zone de Mayoko. Congo Mining travaille également sur   la formation, en particulier des jeunes Congolais qui sont assistants géologues et qui détiennent un baccalauréat ou ayant un niveau Terminale, employés sur le site.
En outre, au nombre des avancées accomplies par la société Congo Mining, on peut noter également: le vol hebdomadaire d’un charter à Mayoko, à la faveur de la réhabilitation de la piste d’atterrissage; l’accroissement du parc de véhicules dans la cité; l’équipement complet du camp, pour soutenir un certain nombre d’employés (cadres et techniciens), etc. Bref, la vie est en train de changer à Mayoko.
A partir de l’année 2014, année au cours de laquelle la compagnie souhaite franchir la phase de production, elle envisage le transport de 5 millions de tonnes annuelles; l’exploitation à hauteur de 9 trains par jour sur la ligne Mont-Belo/Mbinda et Dolisie/Pointe-Noire sur le CFCO; l’amélioration du service passagers hebdomadaire et la réouverture des gares abandonnées sur la ligne Mont-Belo/Mbinda, avec le concours du CFCO; le recrutement de 320 employés, etc. Avec ces importantes réalisations, il y a fort à parier que la société Congo Mining donne un grand coup de pouce à l’industrialisation du Congo.