Lutte contre le cancer du col de l’utérus : Denis Christel Sassou Nguesso a lancé la campagne de vaccination gratuite à Oyo

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

En tant que Président de la Fondation Perspectives d’Avenir, Denis Christel Sassou Nguesso, député élu d’Oyo (département de la Cuvette), actuel directeur général adjoint de l’aval pétrolier de la S.n.p.c (Société nationale des pétroles du Congo), a fait de la lutte contre le cancer du col de l’utérus, son cheval de bataille en matière de santé. Après avoir offert aux femmes brazzavilloises, l’occasion de se faire dépister gratuitement, celui que l’on surnomme, affectueusement, Muana Ndeya (le fils de l’espoir), a donné l’occasion aux enfants âgées de 9 à 13 ans de la ville d’Oyo (située à quelque 400 Kms, au Nord de Brazzaville), dont il est député, de se prémunir de cette maladie qui endeuille plusieurs familles congolaises.

A la faveur d’une campagne de vaccination gratuite dont il a procédé au lancement officiel, le jeudi 14 novembre 2013, à l’école Moussa Eta. C’était en présence, entre autres, du sous-préfet du district d’Oyo, Roger Louzaya Mamingui, de l’administrateur-maire de cette communauté urbaine, Jean-Marie Ewengué, et du directeur départemental de la santé dans la Cuvette, le Dr Rigobert Bouka.

Organisée en partenariat avec le Ministère de la santé et de la population, à travers le P.e.v (Programme élargi de vaccination), et l’Association Solidarité Cancer, la campagne de vaccination gratuite contre le cancer de l’utérus vise à protéger les adolescentes âgées de 9 à 13 ans contre le V.p.h (Virus du papillome humain), responsable du cancer du col de l’utérus et d’autres I.s.t (Infections sexuellement transmissibles).
S’exprimant au nom des enfants d’Oyo, Alphonsia Ossebi a souligné que le cancer du col de l’utérus, qui est, aujourd’hui, à l’origine de 493.000 cas et 276.000 décès, dans le monde, constitue un problème de santé publique dont le monde entier s’inquiète. «Le Congo, notre pays en général, et le district d’Oyo en particulier, n’est pas exempté de cette maladie transmissible et mortelle. Par ces mots, toutes les élèves et filles d’Oyo, par ma voix, se joignent à moi, pour vous remercier de la compassion que vous portez sur la santé de nos populations et sur l’avenir, comme l’indique votre fondation. Monsieur l’honorable, ayant compris que vacciner, c’est protéger les filles, vacciner, c’est les aimer, merci, une fois de plus, Monsieur l’honorable député de la circonscription d’Oyo, de nous avoir donné l’occasion de nous protéger contre cette horrible maladie qui est le cancer du col de l’utérus», a-t-elle affirmé.
Le cancer du col de l’utérus est le deuxième cancer de la femme en Afrique, en général, et au Congo, en particulier. Mais, c’est le premier cancer tueur de femmes. «Dans notre pays, le cancer est, souvent, diagnostiqué tardivement, ce qui conduit, dans la majorité des cas, au décès. C’est dire l’importance de la prévention qui se résume eu deux axes essentiels: la vaccination des jeunes filles et le dépistage systématique, dès l’âge de 35 ans. La présente cérémonie de lancement de la vaccination contre le H.p.v (Virus du papillome humain) incriminé dans 70% des cas des causes du cancer du col de l’utérus de la femme revêt donc son importance. De nos jours, le cancer du col de l’utérus est devenu rare, dans les pays industrialisés, pour ces deux mesures de prévention, notamment la vaccination, ont été rendues systématiques. Le vaccin contre le papillome humain, que nous allons administrer aux jeunes filles de neuf à treize ans, est sûr et efficace et permettra de les protéger contre ce risque de cancer», a relevé le Dr Rigobert Bouka.
La campagne de vaccination gratuite contre le cancer du col de l’utérus lancée par le Président de la Fondation Perspectives d’Avenir est une grande première non seulement au Congo, mais également dans la sous-région d’Afrique centrale. «A chaque fois que vous verrez un pionnier qui, de façon altruiste, veut aider les autres, il faut l’encourager. Je crois que, depuis que je suis médecin, c’est la première fois que je vois quelqu’un qui n’a rien à voir avec le département de la santé, aider ce département. C’est une occasion extraordinaire qui doit être relayée et ce serait bien que d’autres l’appuient ou fassent aussi comme lui», a commenté le Pr Jean-Bernard Nkoua Mbon, coordonnateur de l’Association Solidarité Cancer. Et il a lancé un appel pour la mobilisation de la population d’Oyo: «Il faut dire aux parents que ce vaccin est anodin. C’est une chance extraordinaire pour préserver la santé de ces enfants-là. Les enfants ici vaccinés ne feront pas de cancer du col de l’utérus. Donc, c’est extraordinaire. Il faut que les papas et les mamans envoient massivement les enfants à la vaccination». Signalons qu’environ 300 filles vivant dans les 40 villages de la circonscription d’Oyo sont concernées par cette campagne de vaccination qui s’effectue en trois passages: le premier, du 14 au 18 novembre 2013; le deuxième du 18 novembre au 22 décembre, et le troisième, du 14 au 18 mai 2014.

Informations supplémentaires