Rapport de la Banque mondiale sur le Congo : La pauvreté dans les zones rurales en hausse

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Dans le rapport détaillé de la Banque mondiale sur le Congo publié il y a peu, il ressort que le taux de pauvreté a baissé à Brazzaville (-20%) et à Pointe-Noire (-13%), alors qu’il est passé de 64,8% à 69,4%, dans les zones rurales. 

 

Dans ce rapport, l’évaluation, faite par des experts de la Banque mondiale, analyse les tendances récentes des aspects monétaires et non monétaires de la pauvreté et de la vulnérabilité économique du pays. Selon eux, le taux de pauvreté au niveau national est passé de 51%, en 2005, à environ 36%, en 2015. Ce rapport analytique s’est basé, essentiellement, sur deux enquêtes nationales, celles de l’Institut national de la statistique de 2005 et 2011 sur les dépenses des ménages, et sur les données fournies par la Direction générale du plan et du développement et celle de l’économie. La forte croissance économique observée durant la période de 2002 à 2015 a contribué à l’amélioration du niveau d’éducation et des infrastructures de base. Mais, elle n’a pas permis d’éliminer durablement la pauvreté. Elle a permis au contraire, note le rapport, l’accroissement des inégalités et de la vulnérabilité. «De nombreux ménages vivent juste au-dessus du seuil de la pauvreté, restent donc vulnérables et pourraient retomber dans la pauvreté en cas de choc négatif», a alerté Djibrilla Issa, représentant résident de la Banque mondiale au Congo. Après analyse des données, les experts de la Banque mondiale ont formulé, dans ce rapport, quelques propositions d’actions prioritaires que le Congo pourrait suivre, afin d’arriver à réduire, durablement, le phénomène de pauvreté, et espérer atteindre le taux de 3% d’ici à 2025. Il s’agit d’investir dans le capital humain et la formation des jeunes; de fournir des meilleurs services sociaux de base à la population; d’accroître la productivité de l’agriculture et la commercialisation des produits agricoles; de soutenir le développement du secteur privé, créateur d’emplois, et d’augmenter la fréquence de collecte des données sur la pauvreté.
C’est dans cette veine, que la Banque mondiale, dans le cadre de son partenariat avec le Congo, a lancé depuis le 3 mai dernier, à Brazzaville, une semaine de partage de connaissances sur les travaux analytiques produits nouvellement par la Banque mondiale et la poursuite du dialogue Congo-Banque mondiale sur des questions de politiques économiques. Sous le thème: «Education, emplois et protection sociale pour une réduction durable de la pauvreté». Ces assises réunissent cadres des Ministères concernés, experts de la Banque mondiale et responsables des projets conjoints Congo-Banque mondiale. La lutte contre la pauvreté étant toujours une préoccupation du gouvernement, Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, ministre du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, a affirmé que le gouvernement reste toujours attaché au partenariat avec la Banque mondiale, lequel demeure à ses yeux un partenaire technique et financier «primordial».

MALONGA MA MBEMBA

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