Jeux de la Francophonie-Abidjan 2017 : L’athlétisme congolais brille d’un vif éclat

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Les 8es Jeux de la Francophonie qui se poursuivent à Abidjan resteront à jamais marqués par le sceau du succès pour l’athlétisme congolais. Avec un petit commando de seulement neuf athlètes, trois médailles d’or sont, d’ores et déjà, tombées dans son escarcelle.


C’est donc l’athlétisme qui donne ses plus belles satisfactions au sport congolais à Abidjan. Après Franck Elemba, vainqueur sans surprise du concours de poids, Natacha Ngoy Akamabi lui a emboîté le pas, en décrochant deux fois la plus précieuse des médailles, l’or. D’abord, lundi 24 juillet: la sprinteuse congolaise a gagné le 100 m féminin, avec un chrono bien que modeste de 11’’56 (nouveau record national, effaçant celui que détenait Lorène Bazolo) devant la Camerounaise Gisèle Elemé Assé (11’’59) et la Suissesse Samantha Dagry (11’’68).
Jeudi 27 juillet,  Natacha Ngoy Akamabi, qui ne paie pas de mine, a encore frappé un grand coup en finale du 200m. Elle a franchi la ligne d’arrivée, en tête, en 23’’69, avec une fin de course tout à fait énergique. En tout cas, Natacha a fait un gros effort dans le virage puis dans la ligne d’arrivée pour s’offrir sa deuxième breloque d’or.
Deux médailles d’or qui ont un peu surpris du côté de Brazzaville, car le moins que l’on puisse dire, c’est que Natacha Ngoy Akamabi était plutôt presque méconnue dans son propre pays, sauf dans le milieu de l’athlétisme. Sociétaire d’Inter Club, elle ne bénéficie pas de conditions idéales d’entraînement et d’encadrement pour pouvoir progresser dans un pays où les compétitions d’athlétisme sans rares. Avant de se rendre dans la capitale ivoirienne, elle n’avait couru que deux meetings organisés par Global d’Or. Un handicap que la sympathique Natacha a surmonté.
L’exemple de Natacha Akamabi démontre que le pays a des potentialités. Il est certain que si le Congo, malgré sa faible population, met sur pied une bonne organisation qui couvre tout le pays accompagné de moyens humains et financiers, il portera le niveau et la densité de son sport, notamment de l’athlétisme, à une hauteur remarquable pour l’Afrique.
Notons que l’équipe féminine de relais 4x100m a terminé au pied du podium, à la quatrième place. Et qu’Alex Ngouari-Mouissi (1500m), Natacha Ngoy Akamabi (200 m) et Jennifer Batu (lancer du marteau) disputaient les finales au moment où le journal était sous presse.
Derrière les athlètes et leurs deux médailles d’or historiques, les autres sportifs congolais ne peuvent pas encore se targuer d’avoir réussi leur compétition, du moins à deux jours de la clôture. Mission précocement terminée, par exemple, au football. Car, tenus en échec (0-0) par le Mali, lors de la dernière journée des matches de poule, les Diables-Rouges U20 ne disputeront pas les demi-finales. On l’a prédit, cela s’est produit. Malheureusement! Quant aux judokas et pongistes, ils risquent, eux aussi, de rentrer bredouille.

Guy-Saturnin MAHOUNGOU

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