Ministère des Sports : Le sélectionneur des Diables-Rouges A jugé coupable

Note utilisateur:  / 1
MauvaisTrès bien 

La décision de Sébastien Migné de résilier son contrat passe mal. Pour le ministère de tutelle, il s’agit ni plus ni moins d’une rupture unilatérale abusive en ce que le sélectionneur des Diables-Rouges A a «violé certaines dispositions du code de travail», entre autres.


Un mois après la démission-surprise de Sébastien Migné, sélectionneur des Diables-Rouges A, des critiques se focalisent sur lui. Sa décision fait maintenant clairement débat. Nous avons sollicité l’opinion du ministère des Sports par le truchement d’un cadre proche du dossier qui a requis l’anonymat. Pour ce dernier, Sébastien Migné a eu le tort de ne pas s’appuyer sur les voies de recours prévues dans le contrat qui le lie avec la Fédération congolaise de football (FECOFOOT). «Sébastien Migné aurait dû s’en tenir d’abord à l’esprit du contrat qui, en cas de litige relatif à l’exécution du contrat, prévoit que les parties s’engagent à procéder, préalablement, à un règlement à l’amiable et, en cas d’échec, de saisir les tribunaux. En l’espèce, les tribunaux congolais sont compétents en tant qu’instrument juridique de l’Etat employeur», estime-t-il. Il accuse également le technicien français de rupture des relations contractuelles «en dehors de la période minimale garantie», ainsi que d’avoir pris sa décision «au mépris de l’article 10 alinea 3 du contrat (…) qui stipule que le contrat ne peut être résilié que dans les cas suivants: accord des parties; faute lourde imputable à l’une des parties; cas de force majeure. Il a violé aussi les articles 9 et 10, alinea 2, et 37-2 du code du travail». Il confie, ensuite: «Monsieur Migné ne peut s’arroger délibérément le droit d’ériger en faute lourde ou cas de force majeure le fait pour l’employeur d’accuser simplement un retard qui n’est pas un refus de paiement de ses salaires et indemnités»
En date du 2 avril 2018, une lettre a été adressée à Sébastien Migné. Dans celle-ci, la partie congolaise souhaite «que ce dernier revienne au strict respect des clauses du contrat de travail, afin que la rupture des relations contractuelles intervienne suivant les termes dudit contrat» «Au terme du procès-verbal de règlement à l’amiable, monsieur Migné a accepté l’apurement des dettes qui lui sont dues, mais refuse de poursuivre les relations contractuelles avec l’employeur tout en revendiquant la somme évaluée à 52.294 euros au titre des dommages et intérêt», révèle notre interlocuteur.

Démission refusée
A la suite de cette réunion, explique-t-il, le Congo estime que les raisons avancées par M. Migné ne peuvent pas justifier la rupture du contrat de travail à durée déterminée avant terme. Finalement, décision a été prise de rejeter sa démission. Pour le ministère des Sports, Sébastien Migné est donc toujours considéré comme sélectionneur des Diables-Rouges A. Et le Congo «se réserve l’avantage de toute procédure de droit pour obtenir justice». «Afin de s’entendre ordonner la réparation du préjudice subi, la République du Congo et la FECOFOOT s’adressent à la Justice pour le règlement définitif du conflit», conclut notre source.
Qu’en pense Sébastien Migné? Il réagira probablement. Aux dernières nouvelles on apprend qu’après avoir rétrocédé son véhicule de fonction, Sébastien Migné ne donne plus signe de vie. Serait-il toujours à Brazzaville ou comme on le dit avec insistance qu’il a regagné la France avec sa famille? Affaire à suivre…

Jean ZENGABIO

Informations supplémentaires