Fédération congolaise de football : Le Ministère des sports suspend son assistance

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Il y a toujours de l’électricité dans l’air, à la Fécofoot (Fédération congolaise de football). La cérémonie de signature de l’ «Acte d’engagement de foi», par les représentants des deux clans du comité exécutif en conflit, Mbono Sorcier, d’un côté, Jean Toussaint Loemba, de l’autre, qui devait sceller leur réconciliation, a accouché d’une souris, jeudi 8 décembre 2011, au salon V.i.p du Stade Massamba-Débat. Véritable coup de théâtre. Confus, le ministre des sports et de l’éducation physique, Léon Alfred Opimbat, présent à cette cérémonie, a, comme sur un coup de tête, pris la décision de suspendre, purement et simplement, l’assistance financière et matérielle du gouvernement à la Fécofoot. De même que toute assistance en personnel.


Par ailleurs, Léon Alfred Opimbat a instruit le directeur général des sports de fermer à la Fécofoot toutes les installations sportives du pays. Ainsi, dans l’immédiat, le match de la Super Coupe, entre Diables-Noirs et l’A.C Léopard, prévu, dimanche 11 décembre 2011, au Stade Municipal de Pointe-Noire, n’aurait plus lieu. Et peut-être, aussi, le coup d’envoi du championnat national direct, le 17 décembre prochain. Toutefois, ayant constaté que les négociations ont échoué, Léon Alfred Opimbat a demandé à la médiation de les poursuivre, jusqu’à leur aboutissement. 

Le clash
Que s’est-il passé? Le médiateur de la crise, le Comité national olympique et sportif congolais, avait proposé aux deux clans en conflit un document intitulé «Engagement de foi». Il a rassuré tout le monde, après deux mois de conciliabules, que les deux protagonistes se seraient convenus pour le signer, en présence du ministre Opimbat. Hélas! Priés de passer à l’acte, seul Jean Toussaint Loemba, premier vice-président de la Fécofoot, avant l’éclatement de la crise, l’a paraphé, Jean Michel Mbono, le président, ayant opposé un refus catégorique et sans feinte. «Monsieur le ministre, personnellement, je ne peux pas signer. Maintenant, je vais me référer à la Fifa», a-t-il déclaré, laconiquement. Cette attitude a jeté le froid dans la salle.

Le document
en question
«L’engagement de foi» est un document comprenant  six articles. L’article 2  stipule: «Toute les décisions prises dans la période de la crise, allant du 18 octobre 2011 à ce jour sont considérées nulles et de nuls effets».  En son article 3, il stipule: «Il est créé un comité de suivi composé de deux délégués dont: un  membre du Ministère des sports et de l’éducation physique et un membre du Comité national olympique et sportif congolais». Ce comité est chargé de suivre la mise en œuvre de la feuille de route issue des conclusions de la négociation (article 4). Une feuille de route établie ainsi qu’il suit (article 5):
1. Session du comité exécutif: décembre 2011.
2. Assemblée générale inaugurale: janvier 2012.

Mbono se défend
Pour Jean Michel Mbono, l’article 2 du document pose problème. Il ne peut, selon lui, annuler des sanctions prises par une commission indépendante. Il affirme avoir fait des «observations et au directeur de cabinet du ministre et au président du comité national olympique et sportif congolais», a-t-il déclaré, à la presse. Mais, la médiation n’en aurait pas tenu, sans  doute, compte. De toute façon, a-t-il poursuivi, «en venant à la cérémonie, on m’a fait croire que le document en question ne serait pas à l’ordre de jour de la concertation avec le ministre». Comme pour dire qu’il n’est pas responsable de l’échec de la cérémonie de signature de  l’«Engagement de foi». 
Comme on le constate, on est encore loin du dénouement de la crise au sein du comité exécutif de la Fécofoot. Le statu quo persiste, au grand dam des amoureux du football. Nous pourrions y revenir.

G.M.


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