Moi-Bayonne «Le Patriote» «On ne va pas se mentir, sœurs et frères. Battons-nous pour notre patrie»

Note utilisateur:  / 2
MauvaisTrès bien 

De nos jours, savoir de quoi sera fait demain, c’est garantir son cursus. Les enfants, les jeunes et les personnes du troisième âge veulent de la même garantie, et ils le méritent. Acceptons notre héritage et que la marche du Congo se poursuive avec courage et vigilance !

 

Un témoin clignote à l’horizon; il s’y trouve un nouveau carrefour. Interrogeons-nous, peut-être que le Congo a soif. Si c’est le cas, nous avons toutes les boissons qu’il faut: le Boganda, le Yonga, le Kele-wele, le Bissap, le vin de palme et pourquoi pas l’eau Mayo ou mieux Okiessi, pour ne citer que ces deux-là.
Si au contraire, le Congo fait de la fièvre, apportons-lui du glucosé, du paracétamol ou de la quinine.
S’il a cependant faim, la viande ne manque pas. Tout au plus, même le poisson de tout genre abonde notre pays. Toutefois, si le Congo veut danser, nous avons aussi des rythmes de chez nous.
Entre contexte et conjoncture, il y a à ajouter les réalités sociologiques que même le Congo ne saurait se permettre de perdre de vue. Reconnaissons avoir, tous, les mêmes valeurs.
Le passé restera le passé, le présent autant. Mais dans l’immédiat, il est plutôt question d’avenir. Echangeons, proposons dans une vérité incontestable. Tout en préservant nos acquis, jouons à l’unisson une musique à notes mieux accordées…
C’est maintenant ou jamais. Evitons la médiocrité, l’égoïsme et la stagnation; donnons au Congo, entre autres, les capacités à:
- gérer dans la Paix et le Dialogue, la nouvelle donne du futur;
- se garnir des moyens de contrôle de son fonctionnement, afin que demain soit bien meilleur qu’aujourd’hui;                        
- garantir l’égalité des chances entre Congolais.
Soyons dignes d’être ce que nous sommes, en évitant juste de faire du Congo une nation des «Si je savais». Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Mais nous, nous devons relire notre passé, pour changer pendant qu’il est encore temps. Nous qui voulons imiter l’Occident, donnons-nous le temps de le regarder, d’apprécier l’évolution de l’ordre politique dans cette partie du monde, après la Seconde guerre mondiale. Les Congolais doivent aussi croire à l’accession à la souveraineté internationale et se sentir capables de prendre des décisions qui suivent le glas de la rupture avec un ordre d’étapes pour celui de l’équilibre; nos sens faisant de nous des hommes pragmatiques et intelligents. Mobilisons-nous alors pour la bonne cause, nous en avons les ressources et les moyens pour y arriver.
La refonte, la révision ou le changement de notre Constitution devient un enjeu capital qui nous met face à nous-mêmes, afin d’habiller et de velouter le destin du Congo à venir. Je me fais à l’idée de penser à moi-même, aux enfants et à tant d’autres, pour réaliser un acte fondateur, nonobstant nos avis, nos opinions divergentes, que tout Congolais a le droit de légitimer.
Courir sans fondement est un gâchis. Autant qu’un océan connaît des vagues, une marche ou une course enregistre des plats, des creux, des montées et des descentes. Pour tout dire, une vie a des hauts et des bas. Il suffit de faire attention, tout au long du parcours.
Voilà que la quatorzième Constitution de notre République se veut être mieux équilibrée, la treizième qui, elle, ayant été circonstancielle, s’écroule aujourd’hui, après avoir vécu douze ans. Elle étouffe avec la pacification et la reconstruction du pays. Une bouffée d’oxygène s’avère nécessaire et indispensable, afin de se refaire une vitalité sociopolitique sans limite. Il n’y a pas de honte à tomber, à se relever et à rebondir; c’est là la seule raison pour un Congo  prospère. Soyons justes et courageux. Faisons-nous violence, car les grandes réformes commencent toujours par diviser et finissent par rassembler. Tout en évitant d’avoir la mémoire courte, faisons mieux cette fois-ci. Une idée s’avère toujours difficile à accepter, si tant est qu’elle n’est de soi. Ce qu’il nous faut, présentement, c’est juste penser et faire congolais.
Le plus étonnant et dérangeant, pour moi, c’est que d’aucuns parlent de changement, d’autres de révision et plus loin encore, ceux qui veulent qu’il ne se passe rien; ceux-là mêmes qui, en 2002, douze ans à peine, ne voulaient pas de l’actuelle Constitution, en font leur bébé à ce jour, et crient à qui veut les entendre, qu’il ne faut pas la toucher. Interrogeons-nous: pourquoi ce spectaculaire revirement?
On ne va pas se mentir. Il est temps d’être efficace et de bichonner notre Bien-être, il y va de notre sagesse, encore que le Congo ne vit pas que de la politique. Tout au plus, existe-t-il tant de couches: les enseignants, les médecins, les commerçants, les artisans, les économistes, les communicateurs, etc. et tant d’autres encore qui, tous n’aspirent qu’à travailler pour se garantir le quotidien et assurer la prospérité d’un Congo agréable à vivre.
C’est le moment de décongestionner et de dégripper la tendance passive. Laissons tomber le rideau des intrigues et fédérons nos efforts, notre intelligence, pour révéler une nécessité significative.
La Constitution se veut nouvelle et d’une santé meilleure. C’est là l’occasion d’accepter par nos capacités le parcours dans la durée. Réviser ou changer la constitution devient nécessaire et doit être un objectif très ambitieux pour le Congo, notre patrimoine commun; c’est maintenant ou jamais. Quoiqu’ambitieux, le changement de la Constitution sera, sans nul doute, plus judicieux, et moi je plaide pour. On ne va pas se mentir. 
«Refusons seulement d’être aveugles».
Que le Congo vive et que vive le Congo moderne!

Jean-Jacques
Le Parrain MOI-BAYONNE

Informations supplémentaires