Moi-Bayonne «le disciple» : Oh Congo, mon Congo! On ne va pas se mentir

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Congo mon pays, concentre-toi à parcourir ton chemin; ne regrette rien. De tes expériences et tes cicatrices, tu resteras le même. Tu te dois d’assumer tes erreurs et de surmonter ta tristesse. L’amour ne se crie pas, mais se prouve. Sois fort pour éviter ta destruction; sois noble pour que personne ne t’humilie et sois humble pour que personne ne t’offense. Enfin, reste toi-même pour que personne ne t’oublie; reste à jamais celui de l’enfance, celui de la jeunesse et de la maturité. Fais un mur entre toi et la tromperie, pour éviter de massacrer ton destin.


Congo, va de l’avant, tout en sachant distinguer le vrai du faux, le bon du mauvais, le méchant du gentil. Capitalise tes peines et tes joies, pendant que tes malheurs sont comme des cantiques; souviens-toi de ton histoire, cher Congo!
Les Congolais, un peuple réfléchi, chaleureux et vivant, très fier de l’être. Parlons-nous et écoutons nos cœurs pour que la raison vienne valoriser notre dignité.
Le Congo n’est pas pour UN mais pour TOUS. Imposons-nous une discipline, pour arrêter de viser un individu, lorsque ça va mal. Faisons de même quand tout va bien. Extasions la beauté et la bonté généreuses de notre terre, le Congo.
De mon âge, la reconnaissance dont je jouis me pousse à vous partager une réflexion simple et certainement noble…
«L’homme est bon de nature; il ne naît pas mauvais ou méchant mais, il le devient par circonstance».

On ne va pas se mentir.
En ce jour, prenons la peine de regarder vers l’Occident qui fait primer la Paix en la préservant et la valorisant; c’est pour la Paix dans la Paix et par la Paix que l’Europe se construit. Aussi, l’avantage du Congo retrouvé devrait être dans la Paix, par la Paix et pour la Paix.
Dans la Paix, chacun est le carrefour de l’autre;
Dans la Paix, la moralisation trouve ces assises pour garantir les valeurs;
Dans la Paix, on reconnait ses semblables et les différences.
La Paix favorise le calme et la bonne réflexion;
La Paix permet à l’homme de s’épanouir véritablement, elle occasionne la matérialisation d’une idée, d’un idéal, d’une invention ou d’un projet dans la stabilité. Elle permet enfin à une nation de connaître des avancées sûres comme:
-la créativité, la construction, la modernisation;
-la diversification et la fortification de l’économie;
-la communication interdépartementale pour la circulation des personnes et des biens.
Pour et par la même Paix, comme ironisait un vieillard d’un mbongui du Pool, je cite: «Mon fils, tu as un beau pays, et à ton pays le bon Dieu a tout fait et tout donné, mais à force d’en vouloir et d’en faire trop, nous finissons toujours par payer d’une drôle de façon. Tu vois mon fils, au début de la République, le premier gouvernement avait en son sein un ministre qui s’appelait Nzalakanda (envie de famille). Dans le second, il y avait un Hombessa (perdre), et dans un autre plus tard, un Moudileno (se servir de lui). Cependant, la cerise sur le gâteau se nommait Mpassi Muba (difficile que ça tienne). A toi mon fils d’y mettre toute ton attention. Ne jamais baptiser Zoba (idiot) un de tes enfants. Mon fils, le Congo, pour petit qu’il soit, aime à jouer grand et gros comme un petit singe qui sait faire le gorille. Le Congolais a toujours voulu de quelque chose et son contraire en même temps». Cela devient bien caduc et inadapté. C’est pourquoi nous devons:
-changer nos mentalités;
-nous reconnaître les valeurs, puisqu’on apprend toujours de celui qu’on aime ou qu’on déteste. Il arrive des fois que l’admiration nous pousse à en imiter les faits et gestes.
C’est le moment de nous laisser tenter avec furia et de reconnaître le courage d’un homme de valeur, d’un manager de la Paix, d’un conducteur vers l’horizon qui a derrière lui tout un convoi, un peuple qui lui reconnaît être le maillon fort de la chaîne; celui qui, avec le temps a fait connaître les vertus d’une Paix à tout un peuple, le peuple congolais, lequel demeure formidable dans sa diversité, prêt à sublimer le Congo.
A ceux qui politiquement n’étaient pas actifs en 2002 et donc n’avaient pas contribué aux dispositions de l’actuelle Constitution, d’apporter, cette fois-ci, leurs pierres à l’édifice; le Congo en a besoin.
Entre ardeur pour certains et ambitions pour d’autres, le Congo trouvera, quoiqu’il en soit, son compte et s’adaptera aux réalités futures, afin de permettre la facilitation de l’émancipation à tout niveau de la société dans son ensemble.
Je suis persuadé que pour beaucoup d’entre nous, le plus dur, c’est de choisir entre «révision» et «changement». Suivons simplement le guide et ça ira mieux pour tous.
A quoi pense celui qui ne veut rien faire pour que le Congo avance? Quel est l’intérêt de celui qui ne s’accroche qu’à la révision simple?
Nous voici dans la démarche d’un constructeur d’automobiles ou d’un fabricant de téléphones, lesquels au bout d’une période donnée, changent le design pour s’adapter à l’évolution des choses ou à l’environnement. Il est normal de bouger les courbes de vie. L’homme n’est-il pas perfectible? Et la recherche, n’est-elle pas en continue?
Prenons la peine d’évaluer l’«expérience» et l’«expertise». Je me convaincs de ce que le Congo se portera mieux avec une nouvelle Constitution. C’est l’avis d’un Congolais parmi tant d’autres; affichons simplement notre volonté et laissons-nous aller, car vouloir c’est pouvoir. Au nom de qui et de quoi aurions-nous peur si nous changions la Constitutions?
On ne va pas se mentir; gérons donc au mieux notre histoire.
Que le Congo vive et que vive le Congo moderne!

Jean-Jacques Le Parrain
MOI-BAYONNE

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