Paroisse Jésus-Ressuscité et de la Divine Miséricorde (Archidiocèse de Brazzaville) : Le cinquantenaire de la paroisse célébré autour de l’Archevêque, Mgr Milandou

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Les chrétiens de la Paroisse Jésus-Ressuscité et la Divine Miséricorde, dans l’Archidiocèse de Brazzaville, ont célébré le cinquantenaire de leur paroisse, à travers plusieurs manifestations dont la messe solennelle célébrée dimanche 16 avril 2017, par l’Archevêque, Mgr Anatole Milandou, qu’entourait une dizaine de prêtres parmi lesquels le curé, l’Abbé Bogdan Piotrowski. La messe, qui a eu lieu à partir de 9h, sur l’esplanade de la paroisse, où des chapiteaux étaient érigés pour la circonstance, était animée par la Schola populaire et les Chorales Arche de Noé et Sainte-Cécile fusionnées.

Les paroissiens étaient vêtus de rouge cérémoniaire, couleur des pagnes conçus à l’effigie de Jésus-Ressuscité et de la Divine Miséricorde. Sous les chapiteaux, il y avait les représentants des Eglises sœurs membres du Conseil œcuménique, les représentants des élus nationaux, les administrateurs-maires de Moungali et de Madibou et ceux de différents rangs de la société et des chrétiens venus prier pour les cinquante ans.
L’érection de la Paroisse Jésus-Ressuscite et de la Divine Miséricorde remonte vers 1951 et 1953, quand l’administrateur-maire colonial, René Pont, initia le plan de lotissement de la ville. La colline du haut-Plateau est une zone réservée prioritairement aux militaires ressortissants d’Afrique équatoriale ayant atteint 15 ans de service, et qui sont automatiquement admis à la retraite. D’où l’appellation «Plateau des 15 ans», Brazzaville étant la capitale de l’A.e.f (Afrique équatoriale française).
Après le lotissement du quartier, l’Eglise va acheter un vaste terrain de sept double-parcelles. Mgr Michel Bernard, l’Archevêque de Brazzaville à l’époque, voulait y installer un centre catéchétique. Une chapelle y sera érigée, dénommée «Chapelle des Martyrs de l’Ouganda». Le Père Jean Morizur, son curé en 1965, qui aimait le cantique: «Victoire, tu régneras», tronquera le nom de «Martyrs de l’Ouganda» contre celui de Jésus-Ressuscité, et la paroisse est débaptisée au cours de la messe solennelle du jour de Pâques 1967.
50 ans après, Mgr Anatole Milandou, Archevêque métropolitain de Brazzaville, accueilli par le curé de la paroisse, l’Abbé Bogdan Piotrowski, suivi d’une colonne de prêtres, d’enfants de chœur et de mimeuses, depuis la Rue Mayombe où est lancé le rite d’entrée, a ouvert la cérémonie liturgique jubilaire, suivi du mot de bienvenue lu par M. Jean-Louis Bikindou, premier vice-président du Conseil pastoral paroissial.
Dans son homélie, le prélat est revenu sur le sens étymologique de «Pâques», qui est un passage. «Chacun de nous est invité à faire de sa vie un passage et sur tous les plans. La paroisse a fêté un double évènement: le cinquantenaire et la résurrection de Jésus, le saint-patron de votre église Jésus-Ressuscité», a-t-il déclaré. Mgr Anatole Milandou a aussi passé en revue sociologique nos mœurs qui deviennent déviantes. L’occasion était propice pour remercier tous ceux-là qui ont concouru à l’expansion de cette paroisse, en ayant une pensée pieuse pour ses aînés dans le sacerdoce, qui sont passés dans cette paroisse jubilaire. La prière universelle a été dite en cinq langues vernaculaires, pour illustrer le concept «Eglise-Famille» qui est l’objet de l’inculturation et la diversité linguistique caractérisant ce quartier cosmopolite.
A la fin de la célébration eucharistique, l’Abbé Bogdan Piotrowski a adressé un vibrant mot de remerciements à l’archevêque et aux hôtes de la paroisse. Il s’est dit reconnaissant à tous ceux qui ont œuvré à la réussite du jubilé, aux personnes qui ont soutenu la paroisse comme le député Damien Miakassissa, etc.
Au cours de la cérémonie liturgique, Mgr Milandou a remis des diplômes d’honneur aux couples Kouakoua, pour leurs 60 ans de mariage et Massamba, 50 ans, signés du Saint-Père le Pape François, parvenus par le truchement de la Nonciature apostolique. Les prêtres originaires de la paroisse ont remis un présent au prélat. Et le deuxième vice-président, Éric Léandre Kidoumou, au nom du Conseil pastoral paroissial, a remis aussi un présent au curé de la paroisse.
C’est aux environs de 12h que l’Archevêque a donné sa bénédiction finale. Les hôtes se sont rendus à l’espace Saint Jean-Paul II où l’apéritif a été offert, après la bénédiction du nouveau bâtiment servant de salles de classe, par l’archevêque.

Aimé MAKIZA


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