Clôture de la session pastorale de la Conférence épiscopale du Congo : Les évêques prônent l’auto-financement des commissions et structures sous tutelle

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Débutée lundi 24 avril dernier, la session pastorale des évêques du Congo s’est achevée jeudi 27 avril 2017, sous le patronage de Mgr Daniel Mizonzo, président de la C.e.c, après quatre jours d’intenses travaux, marqués par des plénières qui ont permis aux évêques d’être au cœur des réalités des différentes structures d’Eglise.

Ainsi, les différentes commissions épiscopales et autres structures relevant de la tutelle de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) se sont exprimées à tour de rôle, pour présenter les réalités qui sont les leurs, les conditions de travail, les difficultés rencontrées et les perspectives d’avenir, avec les esquisses de remèdes qui peuvent leur permettre de sortir des situations difficiles et dramatiques parfois dans lesquelles elles se retrouvent.

Deux évêques ont rejoint les travaux, après le jour de l’ouverture. Il s’agit de NN.SS. Victor Abagna Mossa, évêque d’Owando et Urbain Ngassongo, évêque de Gambomba. Pour les travaux en plénière, c’est le C.n.a.l.c (Conseil national de l’apostolat des laïcs du Congo), qui a ouvert le bal avec l’allocution de Firmin Bonzangabato, président du C.n.a.l.c, qui a résumé l’essentiel des missions qui lui sont assignées tout en présentant le plan du travail à accomplir. La C.e.edu.c (Commission épiscopale de l’éducation chrétienne) a exposé sur les activités réalisées conformément à son planning d’activités et a proposé de recourir à une espèce de synergie avec les autres commissions, en vue de mieux étoffer l’œuvre à accomplir en milieu d’Eglise. Caritas Congo et la Commission Justice et Paix ont emboité le pas en exposant sur leurs réalités respectives. La Cemir (Commission épiscopale des migrants et réfugiés), la Commission doctrinale, La Semaine Africaine et l’Imprimerie Saint Paul n’ont pas dérogé à la règle en présentant une vue de leurs différentes structures, les difficultés qui sont les leurs ainsi que les tentatives de remède qui se profilent à l’horizon.
Les nouvelles du Séminaire propédeutique, des Grands séminaires de philosophie Mgr Georges Firmin Singha et de théologie Cardinal Emile Biayenda, ainsi que les échanges entre les trois séminaires ont marqué la plénière du mercredi, tandis que les exposés des Commissions épiscopales pour la pastorale de l’enfance et de la jeunesse, de la pastorale de la santé et celle de la liturgie ont meublé les interventions. Alors que dans l’après-midi, les communications de la Commission épiscopale pour la pastorale de la famille, du Renouveau charismatique, de la Commission épiscopale de l’évangélisation et la catéchèse (qui a éclairé les évêques sur la non-publication de l’ordo 2017), et celle de la Commission épiscopale pour l’apostolat biblique accompagnée de l’Alliance biblique du Congo ont marqué les interventions dans l’après-midi du mercredi 26 avril 2017. Les interventions des aumôneries universitaires, pour les cadres et les hommes politiques ainsi que celles de l’aumônerie militaire, les nouvelles des O.p.m (Œuvres pontificales missionnaires), des équipes enseignantes et des Scouts du Congo ont bouclé la série des plénières.
A la clôture de la session, l’abbé Brice Armand Ibombo, secrétaire général de la C.e.c, faisant la synthèse des travaux, a «félicité l’ensemble des commissions, aumôneries et séminaires pour la présence, la participation et le partage» avant de reconnaître qu’au cours de cette session, chacun a fait «l’expérience du donner et du recevoir». Parmi les souhaits émis au cours de la session, le secrétaire général de la C.e.c a souligné de: «poursuivre et encourager la collaboration entre les Commissions épiscopales et aumôneries dans les différents secteurs d’activités pastorales; favoriser le travail d’ensemble dans un esprit de synergie, d’uniformisation et d’harmonisation; penser et étudier sérieusement le problème du financement des Commissions épiscopales et le problème du développement au niveau de notre Eglise; promouvoir les programmes d’éducation humaine, spirituelle et intégrale de l’homme, etc».
Pour sa part, le président de la C.e.c, Mgr Daniel Mizonzo, évoquant les difficultés rencontrées qui s’avèrent récurrentes, a retenu la nécessité de «l’harmonisation, la structuration et le financement des Commissions épiscopales», avant de noter que le problème des sièges trouve peu à peu des solutions. De même, Mgr Daniel Mizonzo a fait remarquer que «la question d’autofinancement et de prise en charge recommandée actuellement par Rome aux évêques diocésains est de mise pour notre Conférence épiscopale et nos commissions. Nos structures ecclésiales comme les séminaires et autres maisons de formation». Après avoir remercié ses confrères évêques et les participants pour leur présence active, tout en présentant des excuses pour ses trois confrères évêques absents (NN.SS. Anatole Milandou, Miguel Olaverri et Bienvenu Manamika), pour des raisons de santé et d’ordre pastoral, il a déclaré close la session pastorale d’avril 2017.

Gislain Wilfrid
BOUMBA

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