Bicentenaire des Sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie : Faire connaître l’amour de Jésus pour chacun

Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Il y a deux siècles fut fondée par l’abbé Pierre Monnereau la Congrégation des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie. Pour commémorer l’heureux événement, une messe a été célébrée dimanche 29 avril 2018, en l’église Saint-Charles Lwanga de Makélékélé, jouxtant la communauté des religieuses à l’honneur. Présidée par Mgr Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, l’eucharistie a été concélébrée par Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, les pères Frédéric Mbayani, curé de la paroisse, Giuseppe Commisso, secrétaire de la nonciature apostolique du Congo, l’abbé Bertin Foueti, vicaire général de Kinkala et plusieurs prêtres œuvrant aussi bien dans l’archidiocèse de Brazzaville que dans le diocèse de Kinkala.

 

L’église Saint-Charles Lwanga de Makélékélé a vibré au rythme de cette célébration eucharistique commémorative du bicentenaire de cette congrégation religieuse conduite sur les fonts baptismaux en 1818 et présente actuellement dans cinq pays à travers le monde. Ainsi deux siècles plus tard, cette congrégation a continué de répandre le charisme et la vision du père fondateur qui consiste à s’occuper de l’éducation et de l’encadrement des jeunes filles, appelées à devenir des futures mamans, afin de garantir à la société une relève conséquente.
A la suite du mot de bienvenue du curé, Sr Marie-Louise Soaviloma, supérieure générale de la congrégation des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie, a prononcé l’allocution d’usage dans laquelle elle a abordé les raisons de cette fête. «Plus de 3500 sœurs se sont engagées dans la congrégation des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie depuis l’origine; toutes sont d’origine modeste, rurale pour le plus grand nombre, venues de France pendant un siècle et plus. (…) Au Congo les sœurs du Sacré-Cœur de Coutances ont fondé en 1961 la première communauté au Grand séminaire de Brazzaville, puis une école à Makélékélé. Ces sœurs de Coutances ont fusionné avec les sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie en 1996 et leur ont demandé de continuer la présence au Congo à travers les trois communautés actuelles, avec 10 sœurs Congolaises et trois Malgaches; une Congolaise en mission. Nommé curé en 1814 dans un village rural, le fondateur, l’abbé Pierre Monnereau restera 42 ans curé de ce village. C’est là qu’il va fonder la congrégation des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie, le jeudi saint 1818. La mission du père Monnereau, est de faire connaître l’amour de Jésus pour chacun.»
L’homélie de l’archevêque s’est articulée autour de la parabole du sarment et de la vigne. Car pour que le sarment donne du fruit, il doit être connecté à la vigne. Ce faisant, le célébrant a cité le bon exemple des sœurs qui, pendant deux siècles sont restées fidèles au charisme de leur père fondateur en produisant de bonnes œuvres. Ainsi, l’archevêque a encouragé les religieuses des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie à aller de l’avant afin de produire des fruits qui demeurent.
La fin de la messe a été marquée par l’exécution de l’hymne des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie, le récital des poèmes par les élèves de l’école Angélique Massé tenue par les religieuses des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie, le mot de circonstance de Mgr Louis Portella Mbuyu, dont le diocèse abrite une communauté des religieuses à l’honneur. Dans son allocution, l’évêque de Kinkala a loué la fidélité et la présence remarquable de ces religieuses à Kinkala même en période difficile. Sœur Victorine Mayinga, supérieure de la congrégation des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et Marie au Congo, a prononcé le mot de remerciements dans lequel elle a fait l’historique de sa famille religieuse et exprimé la joie de sa congrégation de célébrer cet événement, deux siècles après la fondation.
S’exprimant en dernier, l’archevêque de Brazzaville a loué l’œuvre accomplie par les religieuses dans l’archidiocèse de Brazzaville, notamment dans l’éducation. Car les écoles tenues par les religieuses excellent dans la propreté et la bonne gestion, a-t-il fait savoir,  avant de remercier tous les participants à la messe et souhaiter une bonne fête aux religieuses à l’honneur et à leurs invités.

Gislain Wilfrid BOUMBA

Informations supplémentaires