CONGREGATION DES MISSIONNAIRES DU SACRE-CŒUR : Père Yvon César Banackissa, nouveau supérieur en Afrique

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En séjour à Brazzaville, le père Yvon César Banackissa a été nommé récemment nouveau supérieur des Missionnaires du Sacré-Cœur en Afrique. Il entend accomplir sa mission avec beaucoup d’humilité et beaucoup d’abnégation, et se donner totalement au Seigneur, en répandant partout la spiritualité du Sacré-Cœur. Interview!

 

*Qui est père Yvon César Banackissa?  
**Je suis missionnaire du Sacré-Cœur, d’origine congolaise de Brazzaville, à la paroisse Notre-Dame du Rosaire; premier prêtre congolais dans la Congrégation des missionnaires du Sacré-Cœur, dernier prêtre ordonné en 2000, par Mgr Barthélemy Batantu, archevêque de Brazzaville, d’heureuse mémoire. Aujourd’hui, supérieur des missionnaires du Sacré-Cœur en Afrique. Je succède à Mgr Toussaint Iluku qui est devenu évêque de Bokungu-Ikela (RDC). Je serai installé au Cameroun où se trouve le siège de l’Afrique avec trois conseillers.

*Vous êtes nommé nouveau supérieur des missionnaires du Sacré-Cœur en Afrique, qu’est-ce que cela vous fait et quels sont les défis à relever?
**C’est un sentiment de responsabilité. Je n’en tire aucune fierté, c’est une tâche, une croix qui m’est confiée pour le service de mes frères, de l’Eglise. Nous avons des choses à relever, des défis dans notre service au Seigneur. En tant que missionnaire du Sacré-Cœur je suis témoin de ce corps de Jésus partout où je serai. Ce n’est pas facile, nous assumons cette mission avec beaucoup d’humilité et beaucoup d’abnégation.

*Quelle sera votre mission?
**En tant que nouveau supérieur, je dois animer mes frères et aider à la cohésion et à l’unité de la congrégation ici en Afrique. Nous sommes basés au Cameroun, en RDC, au Sénégal, au Congo-Brazzaville, en Afrique du Sud et nous venons d’ouvrir une communauté au Mozambique. Je me focaliserai sur la partie francophone, parce que nous avons un groupe qu’on appelle Union d’Afrique francophone (UAF). Nous atteignons une centaine de membres. Ma responsabilité auprès de mes frères n’est pas celle de régner, mais d’être à l’écoute des confrères, de poser mon regard sur le cœur transpercé de Jésus, et regarder mes frères. C’est un rôle purement d’animation.

*Vous êtes jeune, parlez-nous de votre vocation.
**Ma vocation a commencé très jeune, en effet, quand j’étais encore enfant de chœur à la paroisse Notre-Dame du Rosaire de Bacongo. Je regardais les aînés. A cette époque on avait les abbés Joachim Babingui qui était le vicaire de la paroisse, Firmin Bitsindou Locko, le curé. On se demandait: ils sont tous âgés, qui pourraient les remplacer? C’est là où m’est venue l’idée d’aller au Petit séminaire Saint-Jean jusqu’en classe de Terminale. Et en Terminale j’ai eu la vocation missionnaire. C’est cette vocation qui m’a attiré vers la Congrégation des missionnaires du Sacré-Cœur qui ne se trouvait pas ici. Je me suis engagé tout jeune. J’étais le premier et d’autres frères m’ont suivi.

*C’est une tâche lourde comment entendez-vous l’assumer?
**A la suite des consultations des confrères en Afrique, la congrégation a jugé bon de me confier cette responsabilité. Avec l’appui de mes frères et avec le concours du Seigneur, j’assumerai cette mission en toute humilité. Un serviteur à l’écoute de ses frères. Le dernier chapitre général tenu au mois de septembre 2017 a insisté sur deux thèmes: Internationalité et mission. J’insiste sur ces deux mots, parce qu’en Afrique nous sommes guettés par les démons du tribalisme, du nationalisme. J’insiste pour que nos communautés soient de plus en plus internationales. L’internationalité suppose une intégration à double sens: moi, je m’intègre et j’intègre mon frère. Nous devons avoir une même mission. Nous sommes essentiellement des missionnaires du Sacré-Cœur de Jésus. Le cœur de Jésus s’est ouvert pour transformer la vie. Si le Congo doit être gagné par la spiritualité du Sacré-Cœur, pourquoi pas? Nous commençons une mission avec la paroisse Saint-Ambroise de Nkozo, nous voulons faire davantage, parce que ce n’est pas seulement la mission paroissiale qui nous intéresse, mais puiser dans d’autres apostolats qui nous permettent de nous approcher de l’homme dans son entier.

Propos recueillis par
Aybienevie
N’KOUKA-KOUDISSA

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