Archidiocèse de Brazzaville : La cathédrale Sacré-Cœur a célébré ses 120 ans d’existence

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1892-2012, il y a exactement 120 ans que fut érigée par Mgr Philippe Prosper Augouard, missionnaire spiritain, la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville, la première d’Afrique centrale. Ainsi, ouverte le 20 novembre 2011, en la solennité du Christ-Roi de l’univers, l’année jubilaire commémorant les 120 ans de la fondation de la cathédrale de Brazzaville, s’est achevée, dimanche 17 juin 2012, en la solennité du Sacré-Cœur. C’était au cours d’une célébration eucharistique à laquelle 119 catéchumènes de la cathédrale Sacré-Cœur et de l’Ecole militaire préparatoire général Leclerc ont reçu le sacrement de confirmation. A cet effet, cinq évêques leur ont imposé les mains: NN. SS. Anatole Milandou, archevêque de Brazzaville, Jan Romeo Pawlowski, nonce apostolique au Congo et au Gabon, Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, président de la Conférence épiscopale du Congo, président en exercice de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale, Yves Marie Monot, évêque de Ouesso et Victor Abagna Mossa, évêque d’Owando.

Vécue dans la joie et l’allégresse, la messe relative à la célébration des 120 ans de la cathédrale Sacré-Cœur de Brazzaville était présidée par l’archevêque de Brazzaville. Outre les évêques précités, un peu plus de quarante prêtres, exerçant aussi bien dans l’archidiocèse de Brazzaville que dans les autres diocèses du pays, y ont, également, concélébrée.
Des autorités politiques et administratives ont également honoré de leur présence cette messe, animée par la chorale Sacré-Cœur regroupant les deux chorales paroissiales. Parmi elles, Mmes Emilienne Raoul, ministre des affaires sociales, de la solidarité, Madeleine Yila Boumpoto, ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, M. Ange Edouard Poungui, l’un des vice-présidents du sénat, Mme Jeanne Françoise Leckomba Loumeto Pombo, membre du bureau politique du P.c.t (Parti congolais du travail), Cyriaque Malonga, deuxième adjoint au maire de Brazzaville et son épouse, etc. De même, quelques diplomates dont Dominique Richard, attaché culturel de l’ambassade de France au Congo et son épouse.
Plusieurs religieux et religieuses de diverses congrégations ainsi qu’une multitude de  fidèles chrétiens de la paroisse jubilaire vêtus pour la plupart du pagne des 120 ans de leur paroisse, ont eux aussi participé à cette cérémonie. Ils avaient pris d’assaut l’intérieur et l’extérieur de la cathédrale, afin de clôturer en beauté et dans la joie l’année jubilaire dédiée à Saint Joseph, pour la commémoration des 120 ans de cet édifice, témoin de l’histoire du Congo. 
Au début de la messe, Mgr l’archevêque a rappelé ce pourquoi le peuple de Dieu s’était de nouveau rassemblé en cette église cathédrale tout en soulignant la spécificité de cette messe, au regard du nombre des évêques concélébrants.
après avoir circonscrit le contexte de la célébration de ce jubilé, Mgr Anatole Milandou a dans son homélie, rappelé les propos élogieux tenus par Mgr Barthélemy Batantu, son prédécesseur de vénérée mémoire, le 17 juin 1979, lors de sa visite pastorale dans cette paroisse: «Cathédrale des anciens. Cathédrale des nouvelles générations, puisses-tu rester le lieu de rencontre de toutes tribus, de toutes races et de tous âges! Puisses-tu devenir de plus en plus, le lieu de pieux pèlerinages où chacun vienne puiser comme à la source, piété et sainte dévotion au contact de tous ces saints souvenirs et de l’amour miséricordieux du cœur sacré de Jésus brûlant continuellement au sanctuaire de l’eucharistie...». Ayant rappelé le signe d’unité qu’incarne cette cathédrale, l’archevêque de Brazzaville a encouragé les chrétiens à manifester plus d’attention à l’endroit de cet édifice et à l’entretenir. Prônant l’unité et l’égalité des enfants de Dieu, l’ordinaire de Brazzaville a souligné: «Aucun membre de l’Eglise ne peut et ne doit se sentir exclu de l’œuvre d’édification de celle-ci. L’Eglise précise que, chaque chrétien, selon, la condition qui est la sienne, est appelé à marquer de son empreinte, et à apporter sa contribution à la construction de la famille de Dieu. Baptisés dans l’eau et l’Esprit, tous, nous sommes égaux, tout en reconnaissant la nécessité et l’évidence de la variété ou de la diversité des talents ou des dons qui sont répandus sur nous».
Côté remerciements, l’archevêque de Brazzaville a exprimé sa profonde gratitude au président de la République, Denis Sassou Nguesso, pour les efforts consentis, il y a deux ans, dans le cadre de l’embellissement et l’entretien de cette cathédrale, ce monument historique. Il en a félicité le curé et ses collaborateurs, pour le travail réalisé.
Avant le rite d’envoi, deux allocutions ont été prononcées successivement par une catéchumène et par l’abbé Alexis Tobangui, curé de la cathédrale Sacré-Cœur. Puis, Mgr Anatole Milandou a remercié ses confrères dans l’épiscopat, les autorités civiles et militaires, les prêtres et tous les participants à la messe.
Les rideaux sur les 120 ans de la cathédrale étant tombés, les regards sont, désormais, tournés vers d’autres événements ecclésiaux au Congo en général, et dans l’archidiocèse de Brazzaville, en particulier. Pointent à l’horizon: les 130 ans de l’évangélisation du Congo en 2013, les 50 ans de vie sacerdotale de Mgr Michel Kouaya Kombo, le 8 juillet 2012 et les 125 ans de la cathédrale Sacré-Cœur, en juin 2017.

Gislain Wilfrid BOUMBA