Diocèse de Pointe-Noire : De nombreux prêtres autour de Mgr Portella, pour la messe de requiem de sa sœur aînée

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Décédée le jeudi 17 mars 2011, à Pointe-Noire, Louise Portella, sœur aînée de la révérende sœur Lydia Portella et de Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala et président de la C.e.c (Conférence épiscopale du Congo) a été inhumée le jeudi 24 mars 2011, au cimetière de Diosso. Peu avant, une messe des funérailles a été célébrée en l’église Notre-Dame de l’Assomption, par Mgr Portella, qui était entouré de Mgr Jean Claude Makaya Loemba, évêque de Pointe-Noire et des abbés Alain Loemba Makosso, Bienvenu Manamika et Léonard Milongo respectivement vicaires généraux des diocèses de Pointe-Noire, Kinkala et Brazzaville, avec la participation de plusieurs prêtres, religieux et religieuses.

Femme de foi et de prière, Louise Portella a mené sa vie sur terre en bon disciple du Christ. Issue d’une famille chrétienne qui a donné à l’Eglise catholique, qui est au Congo, un évêque et une religieuse, elle faisait partie de la première promotion qui inaugure les études secondaires à Javouhey, à Brazzaville. Engagée dans l’ordre des tertiaires Franciscains, Louise Portella a été aussi membre du Renouveau charismatique et bergère, à une certaine époque. C’est surtout dans la Supplique qu’elle s’est engagée jusqu’à la fin de sa vie.

Née le 29 novembre 1936, à Pointe-Noire, de M. André Portella et de Mme Victoire Pouaty, Louise Portella a servi son pays comme secrétaire sténotypiste à l’assemblée nationale, sous l’autorité de Léon Angor, puis d’André Mouyabi, aussitôt qu’elle regagne son Congo natal en 1964, après une formation en France.

En 1967, Louise Portella est nommée secrétaire à la présidence, fonction qu’elle assume jusqu’en 1971. Elle obtient une bourse qui lui permet de repartir en France avec le projet de devenir formatrice en sténotypie. Monsieur Marcel Castanou, alors directeur de la Siat (Société industrielle africaine du tabac), fait appel à son expérience et sa compétence et l’engage comme secrétaire de direction. Elle y travaille jusqu’à l’âge de la retraite, en 1991.

Généreuse, elle n’hésitait pas à accompagner et soutenir dans leur cheminement humain, des jeunes gens et jeunes filles qui finissaient par la considérer comme leur mère. C’est pour lui rendre un hommage dû à son rang, que plusieurs chrétiens venus des quatre coins de la ville de Pointe-Noire, une vingtaine de prêtres venus de Kinkala, Owando et Brazzaville ont fait  le déplacement de la paroisse Notre-Dame de l’Assomption, pour rendre grâce à Dieu avec la famille de l’illustre disparue, à l’occasion de ses obsèques.

On pouvait noter la présence, dans l’assemblée, de MM. Roland Bouiti Viaudo, député-maire de Pointe-Noire, Emile Ouosso, ministre des travaux publics, Louis Sylvain Goma, secrétaire général de la C.e.e.a.c (Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale), des anciens ministres Michel Mampouya et Aimée Mambou Gnali aussi bien d’autres responsables politico-administratifs et militaires de la ville de Pointe-Noire.

Dans son homélie, Mgr Portella a prêché que la souffrance et les épreuves ont traversé la vie de «Ya Louise», mais elle a tenu bon. Le phénomène de la mort de «Ya Louise», et de tout homme d’ailleurs, est une occasion de rendre grâce à Dieu. L’évêque de Kinkala a invité l’assemblée à raviver sa foi. Signalons, enfin, que Louise Portella laisse deux enfants qui, hélas, pour des raisons contraignantes, se sont trouvés, tous les deux, dans l’impossibilité de participer aux funérailles de leur mère.

Abbé Eric Paul GOMA

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