Archidiocèse de Brazzaville : Mgr Dieudonné Nzapalainga reçu à Saint François par ses compatriotes

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De passage à Brazzaville pour Kinshasa la capitale de la RDC, où il s’est rendu le vendredi 16 novembre dernier, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque métropolitain de Bangui, a été reçu à la paroisse Saint François d’Assise, le jeudi 15 novembre 2012. A l’initiative de la communauté centrafricaine résidant à Brazzaville, l’archevêque de Bangui a célébré l’eucharistie en l’église Saint François, au cours de laquelle, il a eu la joie d’être entouré de ses confrères NN.SS. Jan Romeo Pawlowski, nonce apostolique au Congo et au Gabon, Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville. A cette occasion, le pasteur de Bangui ordonné et installé sur son siège archiépiscopal il y a à peine quatre mois, en a profité pour confirmer dans la foi ses frères, en cette année de la foi. En effet, demeurent encore retentissantes dans la mémoire de plusieurs d’entre eux, les stigmates de la crise voire la tempête qui en 2009, a douloureusement miné l’Eglise-famille en Centrafrique.

Parmi les concélébrants, l’on pouvait compter également Mgr Andrea Francia, secrétaire de la nonciature apostolique, le père Yves-Isidore Nzoussi, supérieur provincial des spiritains au Congo, l’abbé Mesmin-Prosper Massengo, secrétaire général de l’Association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale et vicaire de la paroisse, ainsi que bien d’autres. Dans la foule dominée par les membres de la communauté centrafricaine au Congo notamment ceux vivant à Brazzaville, figuraient les ambassadrices de RCA (la doyenne du corps diplomatique) et du Tchad, en République du Congo.
Tradition oblige, le ton de cette mémorable célébration a été donné par Aristide Ghislain Ngouma, secrétaire général du Conseil pastoral paroissial de cette paroisse, vieille d’il y a bientôt 80 ans. Une paroisse fondée et tenue longtemps par les spiritains, qui par heureuse coïncidence est la famille religieuse de Mgr Dieudonné Nzapalainga. Dans son mot de bienvenue, le secrétaire général du Conseil pastoral paroissial a tenu à accueillir l’hôte de marque, en se faisant le porte-voix du curé et de toute l’équipe presbytérale, des deux conseils paroissiaux, et de toute la communauté chrétienne de la paroisse. «Bénissons le Seigneur, louons le Seigneur, et rendons-lui grâce! Notre joie est grande, notre plaisir est immense, notre paroisse est fière d’accueillir ici et maintenant, dans cette église, notre église, Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque métropolitain de Bangui, avec lui, la communauté centrafricaine ici réunie», a libéré Aristide Ghislain Ngouma.
Réaffirmant les liens on ne peut plus solides qui unissent les deux peuples tant aux niveaux sociopolitique ou culturel, historique ou ecclésial, le secrétaire général du Conseil pastoral paroissial de Saint François a en outre lâché: «Excellence, vous voici à Saint François, une paroisse vivante, une paroisse fervente, une paroisse missionnaire, vieille de bientôt 80 ans.
Au nom du curé et de toute l’équipe presbytérale, au nom des deux conseils, au nom de toute la communauté paroissiale, nous voulons vous dire: bienvenue, baramo, djoni ngango! Soyez heureux chez nous, sentez-vous ici comme chez vous! En effet, sollicités par la communauté centrafricaine de vous accueillir avant votre séjour à Kinshasa, nous avons mesuré encore une fois, la dimension profonde de vivre ensemble, de faire Eglise et de rester famille. Car, du Congo à l’Oubangui, de Brazzaville à Bangui, du lingala au sango, le rapprochement n’est que trop évident et les liens qui nous unissent nous pressent à la communion entre Eglises…».
Au cœur de cet accueil, il n’est pas non plus exagéré de mentionner en bonne place les mots de remerciements rendus successivement par la représentante de la communauté à l’honneur qui a su cajoler et raviver le cœur de son compatriote; de l’archevêque de Brazzaville qui a souligné le caractère fraternel de cette visite éclair, et de l’archevêque de Bangui qui lui-même n’a pas caché ses sentiments les plus touchants, d’être accueilli dignement tant par ses frères et sœurs congolais que par ses compatriotes. 
En réalité, aussi bien dans son homélie que dans son intervention en dernier lieu, l’actuel archevêque de Bangui qualifie la crise qui a secoué l’Eglise dans son pays de signe de «croissance et de renaissance». Il reste plein de gratitude pour l’Eglise au Congo en général, et envers Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, président de la Conférence épiscopale du Congo et président de l’Acerac, l’un des médiateurs dans ladite crise. «La tempête qui s’est abattue sur notre Eglise s’est clamée», a consolé à cet effet ses compatriotes Mgr Nzapalainga. Au fond, c’est au soutien de leur Eglise par des projets sur l’éducation et la santé qu’il les a appelés, rappelant aussi les motifs de leur résidence au Congo: construction du chemin de fer, admission dans les maisons de formation des futurs prêtres et autres.

Azer ZATABULI

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