Saint-Siège : Le Pape François a élevé Jean XXIII et Jean Paul II au rang des saints

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Les Papes Jean XXIII et Jean-Paul II sont désormais des saints dans l’Eglise. La canonisation des deux souverains pontifies a eu lieu lors d’une messe solennelle, dimanche 27 avril 2014, à la place Saint-Pierre de Rome, présidée par le Pape François, avec la participation de plus de huit cents mille pèlerins venus de 98 pays et organisations internationales, dont des chefs d’Etats et de gouvernement et retransmises en direct par de nombreuses chaînes de télévision et de radio.

En déclarant saints ses deux prédécesseurs, le Pape François, 266ème successeur de Pierre, porté au siège pétrinien en mars 2013, a concrétisé ce que l’Eglise entière et le monde attendaient depuis l’annonce officielle de cet événement il y a un an.

Deux papes faits saints le même jour, jamais auparavant cela n’a été le cas dans l’histoire de l’Eglise et des peuples. C’est pourtant ce qui s’est déroulé au Vatican, le deuxième dimanche de Pâques, en la fête de la Divine Miséricorde. C’était un jour inédit, qui a rassemblé chrétiens catholiques et non, sur la mythique place Saint-Pierre, où certains, pour ne pas manquer l’événement, y ont passé la nuit. Beaucoup d’autres ont gagné le lieu peu après minuit.
Comptant parmi les invités de marque, le Pape émérite Benoît XVI a vu son successeur achever ce qu’il avait commencé à travers la béatification de l’un des deux saints, Jean-Paul II. Lui qui a complété la liste des nombreux concélébrants parmi lesquels, cinq évêques congolais (Portella, Milandou, Abagna, Mizonzo, Ngassongo), conduits par Mgr Louis Portella Mbuyu, évêque de Kinkala, président de la Conférence épiscopale du Congo.
Parmi les illustres personnalités présentes, on peut citer les présidents Gaetano Lapiana (Italie), Bronislaw Komorowski (Pologne), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée Equatoriale), et Robert Mugabe (Zimbabwe), le premier ministre italien Matteo Renzi (président du conseil), le président du Conseil européen Herman Van Rompuy et le président de la commission de l’Union européenne Jose Manuel Barroso, les premiers ministres Manuel Valls (France), Enda Kenny (Irlande), Arseni Iatseniouk (Ukraine), l’ancien président polonais Aleksander Kwasniewski, John Podesta, conseiller du président américain Barack Obama, le fondateur du syndicat Solidarité Lech Walesa, présent dans une délégation polonaise très fournie, l’épouse du président de la République, Angelica Rivera de La Pena, etc.
Côté congolais, il y avait l’ambassadeur DeKamo Camara Mamadou, qui est le doyen des ambassadeurs africains en Italie, Henri Lopès, ambassadeur du Congo, en France et une forte délégation (évêques, prêtres, religieuses et laïcs) venue de Brazzaville, grâce au soutien de la présidence de la République.
Désormais, les deux nouveaux saints vont figurer sur le calendrier chrétien, selon la tradition de l’Eglise. «Au centre de ce dimanche qui conclut l’Octave de Pâques, et que Jean-Paul II a voulu dédier à la Divine Miséricorde, il y a les plaies glorieuses de Jésus ressuscité. Jean XXIII et Jean-Paul II ont eu le courage de regarder les plaies de Jésus, de toucher ses mains blessées et son côté transpercé. Ils n’ont pas eu honte de la chair du Christ, ils ne se sont pas scandalisés de lui, de sa croix; ils n’ont pas eu honte de la chair du frère (Cf. Is 58,7), parce qu’en toute personne souffrante ils voyaient Jésus. Ils ont été deux hommes courageux, remplis de la liberté et du courage (parresia) du Saint-Esprit, et ils ont rendu témoignage à l’Eglise et au monde de la bonté de Dieu, de sa miséricorde», a dit, dans son homélie, le pape François. «Ils ont été des prêtres, des évêques, des papes du XXème siècle. Ils en ont connu les tragédies, mais n’en ont pas été écrasés. En eux, Dieu était plus fort; plus forte était la foi en Jésus Christ rédempteur de l’homme et Seigneur de l’histoire; plus forte était en eux la miséricorde de Dieu manifestée par les cinq plaies; plus forte était la proximité maternelle de Marie. En ces deux hommes, contemplatifs des plaies du Christ et témoins de sa miséricorde, demeurait une «vivante espérance», a poursuivi le pape.
La prière universelle en cinq langues (espagnol, arabe, anglais, chinois et français) et le rite de la canonisation ont également enrichi les temps de cette cérémonie qui s’est achevée par la prière de l’angelus. A tout le moins, Rome la ville éternelle a une fois encore démontré sa capacité à contenir de grandes foules et accueillir des événements d’une telle envergure.

Aristide Ghislain NGOUMA
(Pèlerin à Rome)

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