ECONOMIE : La Bouenza, un département en pleine croissance

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Située dans le sud du Congo, la Bouenza est placée entre Brazzaville et Pointe-Noire. Pendant des décennies, son réseau routier est limité et dégradé. La route nationale n°1 lui permet d’exporter les produits vers les deux grandes villes.

 

L’achèvement au début de l’année 2016 du dernier tronçon de la route nationale n°1, désormais entièrement bitumé, permet au département de confirmer sa vocation en tant que région de transit. En quelque mois seulement, la route a détrôné le rail, notamment pour acheminer les denrées agricoles comme le sucre vers les grands marchés urbains.
«La Bouenza est depuis fort longtemps considérée comme le grenier du Congo. Cela s’explique par la fertilité des sols et qu’elle est dotée de sa tradition en matière d’agro-industrie. Historiquement, ce département continue toujours de fournir des efforts dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage. Car, il est très riche, sa terre est bonne et cela nous favorise facilement pour implanter et récolter sans perte», affirme Steve Kombo, agriculteur à Mouyondzi.
Sideal Moukengue, un commerçant exerçant sur la route Bouansa-Pointe-Noire explique: «Je viens souvent acheter le gari dans le district de Yamba, plus précisément dans les villages de Kiniangui et Ndounga pour aller le revendre en ville. J’achète souvent 30 sacs. Dans ces deux villages, le gari ne manque jamais, il est de bonne qualité, et les étrangers viennent aussi s’approvisionner».
La Bouenza prévoit d’accueillir d’importants projets industriels et miniers dont l’essor est favorisé par la présence du complexe hydroélectrique de Moukoukoulou, d’une puissance installée de 74 MW, qui alimente ses grands urbains. Ainsi, à Mfila, dans le district de Yamba, (dans l’est du département), le groupe nigérian Dangote Cement a construit la plus grande cimenterie d’Afrique centrale.
«Manioc, arachide, banane-fruit, banane plantain, haricot, sont la spécialité du district de Boko-Songho. Dans les autres localités, on trouve la patate douce, le gingembre, le pois d’Angole. Le maraîchage est très développé dans la Bouenza; nous sommes aussi un département d’arboriculture et d’élevage. Il existe également l’agriculture familiale des fermes communautaires et de grandes exploitations modernes, telles la Société agricole de raffinage industriel du sucre (SARIS Congo) qui fait de Nkayi l’un des plus grands centres agro-industriels» a confirmé, Jean Makosso, enseignant de l’école primaire.
«Ce département nous donne des avantages. Je vais toujours y acheter les bœufs, les moutons, les cochons et autres viandes d’abattage, que je vends en détail», a indiqué David Forole, opérant le commerce d’élevage.

Richard Jules TSIOMO
(Stagiaire)