Après la chute de Blaise Compaoré au Burkina Faso : L’U.m.p, parti du centre, appelle à un gouvernement d’union nationale au Congo

  • Imprimer
Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Dans une déclaration  publiée à Brazzaville, le 4 novembre 2014, le Bureau exécutif national de l’U.m.p (Union pour un mouvement populaire), parti du centre, tire les leçons des événements qui se sont produits au Burkina Faso, caractérisés par la chute du régime du président Blaise Compaoré. A cet effet, il propose au président de la République, la nomination d’un  conciliateur pour mener à bien le débat sur l’évolution de la Constitution du 20 janvier 2002, de façon à préparer une concertation nationale, et la formation d’un gouvernement d’union nationale, selon le principe du partage du pouvoir. Voici, ci-après, l’intégralité de cette déclaration.

 

«C’est avec une attention soutenue que les peuples d’Afrique, en général, et le peuple congolais, en particulier, ont suivi l’évolution de la situation politique au Burkina Faso, qui a abouti à la démission du président Blaise Compaoré. Le bureau exécutif de l’U.m.p, parti du centre, du président Elvis Digne Tsalissan Okombi, déplore le fait qu’une fois de plus, il a fallu qu’il y ait mort d’hommes et destruction de biens, pour que les Africains arrivent à une conclusion qui pouvait relever du bon sens: celle du partage du pouvoir.
Au regard de l’actualité politique internationale de ces derniers jours, l’U.m.p, parti du centre, dans son rôle de veille permanente, soucieuse de la consolidation de la paix dans notre pays, se refuse à tirer des parallèles hasardeuses et recommande à tous les acteurs politiques, de la majorité, de l’opposition et du centre, à s’affranchir de tout reflexe partisan, conservateur ou extrémiste, afin de privilégier le dialogue, la concertation et la recherche du consensus sur des sujets potentiellement générateurs de crispation et de division.
Tenant compte du fait qu’en République du Congo, les principales composantes, à savoir la majorité, l’opposition, le centre et la société civile ayant déjà donné leurs points de vue de principe sur la problématique de notre Constitution, l’U.m.p, parti du centre, sollicite, du chef de l’Etat, garant du bon fonctionnement des institutions et de la paix sociale, la désignation d’un conciliateur qui aura pour rôle de rencontrer les différentes composantes, afin de faire une synthèse des différentes opinions, avant la convocation, si nécessaire, d’une concertation nationale, dialogue ou états généraux de la nation.
L’U.m.p, parti du centre, estime qu’en 24 ans de pratique démocratique, le Congo, qui a connu guerre et destruction, ne peut pas occulter le débat sur l’évolution de la Constitution du 20 janvier 2002. Le Congo, qui aspire à l’émergence, n’y parviendra qu’en mobilisant les énergies et intelligences, de tous les fils et toutes les filles de ce pays. De ce fait, l’U.m.p réitère, une fois de plus, un souhait, celui de la mise en place d’un gouvernement d’union nationale. Notre démocratie, que nous souhaitons apaisée, deviendra, alors, une source d’inspiration pour les autres».