Concertation politique nationale d’Ewo : Le Front a expliqué les raisons de son boycott

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Dans une lettre adressée en date du 13 décembre 2011, au ministre de l’intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou, Rigobert Ngouolali, président du F.p.o.c (Front des partis de l’opposition congolaise) explique pourquoi la plateforme qu’il dirige a refusé de se rendre à Ewo, pour la concertation politique nationale.
Dans sa lettre, Rigobert Ngouolali accuse, d’abord, bonne réception du courrier adressé par le ministre de l’intérieur au front, et dans lequel il y a le programme de vol de l’avion, pour Ewo et l’invitation à participer à une «rencontre des acteurs politiques».
Puis, après avoir rappelé l’attachement du front au dialogue, il explique les raisons du refus d’aller à Ewo, en ces termes: «Le Front des partis de l’opposition congolaise rappelle son attachement inébranlable au dialogue politique et à l’expression démocratique véritables, à la paix et la concorde nationale dans notre pays. Dans cet esprit, il n’a de cesse attiré l’attention des plus hautes autorités de l’Etat sur la nécessité d’une véritable concertation des acteurs politiques de la majorité et de l’opposition, en vue d’une organisation consensuelle des élections, aux fins de mettre, définitivement, un terme aux mascarades électorales répétées depuis 2002. Votre initiative d’une «rencontre des acteurs politiques» à Ewo constitue une forfaiture, au regard des engagements pris et de la moralité publique. Ce qui n’honore aucunement le gouvernement de la République et, fort malheureusement, notre pays tout entier. Vous avez décidé, seul, de ses objectifs, son contenu et ses participants, au mépris de toutes les propositions constructives que nous vous avons faites. Tous faits contraires à tout partenariat bien pensé dans un pays démocratique et civilisé. Ce faisant, le Front des Partis de l’Opposition Congolaise rejette, énergiquement, cette rencontre et exige un vrai dialogue entre le pouvoir et l’opposition, consensuellement préparé à Brazzaville…»