Département des Plateaux : Djambala désormais connectée au boulevard énergétique national

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La commune de Djambala, 8000 habitants, à 475 km au Nord de Brazzaville, dans le département des Plateaux, est, désormais, connectée au boulevard énergétique national. La connexion a été, officiellement, établie, le mardi 10 janvier 2012, par Henri Ossebi, ministre de l'énergie et de l'hydraulique, en présence de Jean-Jacques Bouya, délégué général aux grands travaux, maître d'ouvrage du projet, d'Albert Camille Pella, directeur général de la S.n.e (Société nationale d'électricité), des autorités locales, notamment le préfet sortant, Claude Maurice Malela-Soba, le président du conseil départemental, Jean-Pierre Ibombo, l'administrateur-maire de Djambala, Albert Ngouloubi, le sous-préfet Pierre Mbola et des personnalités comme Josué Rodrigue Ngouonimba, ministre délégué chargé de l'aménagement du territoire et de l'intégration, le député Séraphin Onsuené et des cadres originaires du département, venus de Brazzaville.

Le poste transformateur de Djambala a une puissance installée de 20 Mva (Méga volt ampère), fournis par deux transformateurs de 10 Mva chacun. Cette puissance est, pour l'heure, largement supérieure à la consommation. La demande de la ville de Djambala en électricité ne dépasse pas, actuellement, les 300 kilowatts.
Le poste de Djambala est desservi par la ligne T.h.t (Très haute tension) Ngo-Djambla, longue de 123 km. Cette ligne a une capacité de 220 kilovolts, une quantité largement supérieure, qui permettra de desservir des localités comme Zanaga, Sibiti et rejoindre même Loudima. Elle peut, également, desservir des localités au Gabon, le pays voisin. Après transformation au poste de Djambala, la ville est servie en 110 kilovolts.
La commune de Djambala a bouclé la première phase du projet Imboulou (qui comprenait la construction du barrage, des lignes de transport d'électricité et de 7 postes transformateurs). Elle a coûté 642 millions de dollars américains. Grâce à cette première phase du projet, les localités de Ngo, Gamboma, Oyo, Boundji, Owando et Djambala disposent, désormais, de l'électricité en permanence. Autour du barrage  d'Imboulou, il a fallu également servir ses alentours appelés «zone proche», constituée des localités de Mpouya, Ngabé,  Mbé, Inoni, Mpoumako, Inoni-Falaises, Inoni-Plateau, Mboka-Léfini, Mbouambé-Léfini et Imvoumba.
Le gouvernement envisage de lancer la deuxième phase qui va concerner les localités de Makoua, Lékana,  Ongogni, Abala et autres. Les études sont déjà  en cours. La prospection a déjà eu lieu et le dossier est envoyé à la coordination technique de la Délégation générale des grands travaux, pour l'élaboration des termes de référence, pour soumettre ensuite, les cahiers des charges aux appels d'offres. 
Après avoir, officiellement, lancé le poste transformateur de Djambala, Henri Ossebi a exprimé sa satisfaction. «Il y a 40 ans, c'était un rêve impossible. Aujourd'hui, ce rêve est devenu possible, grâce à la volonté d'un homme, grâce au volontarisme politique de quelqu'un qui veut transformer son pays, donner à son pays les bases minimales pour un développement et une entrée dans l'émergence. Je crois que le potentiel se met en place, avec l'économie locale, avec la volonté des habitants, et doit permettre à l'agriculture, à l'industrie, à l'élevage et à bien d'autres secteurs d'activités de pouvoir assurer un développement local de qualité, grâce à la présence de l'énergie électrique. Mon sentiment est celui d'un ministre de l'énergie et de l'hydraulique qui commence son mandat avec des réalisations qui sont dans la continuité des activités de l'Etat et en partenariat avec les grands travaux», a-t-il déclaré.
Jean-Jacques Bouya a informé le public que dans quelques mois, le président de la République va poser la première pierre pour la construction du barrage hydroélectrique de Liouesso, dans la Sangha, qui va alimenter, entre autres, la ville de Ouesso. «Donc, le boulevard énergétique suit son cours», a-t-il dit.
Mais, le constat qu'on peut faire est que toutes les localités connectées au boulevard énergétique national ont un excédent d'électricité, par rapport à la consommation. Cependant, Brazzaville et Pointe-Noire sont toujours en déficit d'énergie. Ce qui occasionne les délestages. Selon Jean-Jacques Bouya, il y a, maintenant, une grande quantité d'énergie disponible pour les deux grandes villes. Mais, les réseaux de distribution sont en cours de réhabilitation et d'extension. «D'ici la fin de l'année, ça sera autre chose à Brazzaville et à Pointe-Noire», a-t-il confié.
Rappelons que l’année 2012 est celle de l’électricité et de la santé pour tous. Un grand défi pour le gouvernement.

Philippe BANZ.