Centenaire du district de Gamboma (département des Plateaux) : La fête était belle autour de la marraine, Antoinette Sassou Nguesso

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Le district de Gamboma, dans le département des Plateaux, a célébré, le jeudi 12 janvier 2012, le centenaire de sa création, sous le signe de la fraternité et de la solidarité des filles et fils de cette entité administrative. Les festivités marquant ce centenaire étaient placées sous l’égide d’Antoinette Sassou Nguesso, épouse du chef de l’Etat, marraine de l’événement. Elle avait à ses côtés André Obami Itou, président du sénat, coordonateur du comité d’organisation du centenaire, et Jean-Claude Gakosso, ministre de la culture et des arts, qui a réceptionné la stèle de la fraternité érigée à cette occasion, à Gamboma. Les autorités locales, à commencer par le préfet sortant, Claude Maurice Maléla-Soba, le sous-préfet de Gamboma, Charles Ganvala, et Félicien-Ernest Ondzia, l’administrateur-maire de la communauté urbaine de Gamboma, étaient de la partie. Les festivités du centenaire se sont déroulées à la Place du centenaire où la stèle a été érigée.
Tout a commencé, à partir de 11h, par un culte œcuménique animé par l’abbé Crépin Gyscard Gandou d’Isseret, de l’Eglise catholique, le capitaine Jean-Jacques Mabiala, de l’Armée du salut, et Albert Nguié, de l’Eglise Kimbanguiste.
La grande cérémonie, animée par les groupes traditionnels, était le dévoilement, par Mme Antoinette Sassou Nguesso, de la stèle, une œuvre d’art en béton, peinte en gris, bâtie sur 8,80 m de hauteur, et qui pèse 4 tonnes. Les têtes de lion et panthère qui bordent le socle de la stèle sont les signes de la puissance et de la force, comme valeurs admises par nos ancêtres, a expliqué, en substance, David Martin Obami, coordonnateur des travaux.
Il y a eu, d’abord, les allocutions. Le sous-préfet Charles Ganvala a fait l’historique de Gamboma, qui fut, d’abord, un petit village appelé Etaba. Par la suite, il sera appelé Gââ-mbonm (qui signifie véritable foyer des pythons), parce que le fondateur du village Etaba rencontrait, souvent, un boa dans son champ. D’où le nom Gamboma. C’est en janvier 1909 que l’administrateur colonial français, M. Buron, créa le P.c.a (Poste de contrôle administratif). En 1947, Gamboma devient district.
Réceptionnant la stèle qui fait, désormais, partie du patrimoine national, le ministre de la culture et des arts, Jean-Claude Gakosso, a, dans son allocution, apprécié la qualité de l’œuvre: «Quelle belle réalisation que ce monument dédié au centenaire d’une grande cité, Gamboma, aujourd’hui, elle aussi, ville lumière aux mille éclats. Gamboma, ville toujours cosmopolite et fière de l’être, qui a formé une bonne phalange de notre élite nationale et qui a façonné un agréable havre de vivre ici, à la lisière entremêlée de deux univers sociologiques: l’univers téké et l’univers mbochi».
Après cette cérémonie, Mme Antoinette Sassou Nguesso a dévoilé la stèle, sous les applaudissements de l’assistance. La première dame a, ensuite, fait un don de matelas, de lits et autres accessoires, à l’hôpital de base de Gamboma.
Outre la manifestation culturelle avec des groupes de danse venus se produire, pour agrémenter la fête, il y a eu aussi des activités sportives. En football, la finale du tournoi du centenaire a opposé, au Stade Louis Akouala, Etoile du Congo de Gamboma à Inter-Club, l’équipe des militaires. Ces derniers ont gagné par un but à zéro, et ont enlevé le trophée. En nzango, «Amas de Gamboma» s’est imposée devant «Amas de Brazzaville».
Il y a eu une course cycliste avec des vélos non professionnels. La course est partie du village Ossio, jusqu’au dépôt de l’ex-Hydro Congo, sur 7 kms. Sur vingt cyclistes, c’est le jeune Armand Ngassaki qui est sorti premier. Les coureurs ont reçu, chacun, une prime d’encouragement. Il y a eu, aussi, un jeu de tombola. La soirée dansante était animée par l’orchestre Zaïko Langa Langa Nkolo Mboka de Nioka Longo (RDC).
Signalons qu’on a noté, au cours de ces festivités, la présence de deux autres membres du gouvernement, le ministre d’Etat Rodolphe Adada et le ministre  Raymond Zéphirin Mboulou, tous deux anciens élèves à Gamboma, du maire de Brazzaville, Hugues Ngouelondelé, du général Emmanuel Ngouelondelé-Mongo, des parlementaires, des anciens élus, des anciens sous-préfets, des anciens élèves de Gamboma, devenus, aujourd’hui, des cadres du pays. Les notables, les chefs de terre, les sages, etc., tous habillés dans leurs tenues traditionnelles d’apparat, étaient, également, de la partie.

Pascal NGALIBO-YALA