Forum international de Lyon (France) sur le développement durable : Dégager des convergences de la communauté francophone, avant Rio+20

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Dans le cadre de la préparation de la conférence des Nations unies sur le développement durable (Rio+20, juin 2012), l’O.i.f (Organisation internationale de la francophonie) a organisé, du 8 au 9 février 2012, à Lyon (France), un forum international, sous le patronage du secrétaire général de l’O.i.f, Abdou Diouf, avec la participation des président congolais, Denis Sassou Nguesso, et nigérien, Mahamadou Issoufou, Brice Lalonde, ancien ministre, coordonnateur exécutif aux Nations unies de la conférence des Nations unies sur le développement durable, Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre français, représentant personnel du président de la République Française au conseil permanent de la francophonie, Gérard Collomb, maire de la ville de Lyon, et d’autres personnalités gouvernementales, comme le ministre du développement durable, de l’économie forestière et de l’environnement, Henri Djombo.

Le président congolais, Denis Sassou Nguesso, a été invité au forum francophone de Lyon sur le développement durable, particulièrement en sa qualité de porte-parole de l’Afrique au sommet de Rio+20 qui se tiendra en juin 2012. A cette occasion, le chef de l’Etat a pris la parole, à la cérémonie d’ouverture, le mercredi 8 février dernier, au forum francophone préparatoire de Rio+20, à Lyon, non seulement pour souligner les idées force de la position de l’Afrique, mais également pour appeler la jeunesse du monde entier à prendre conscience des phénomènes de changements climatiques auxquels l’humanité est confrontée.
Avant lui, signalons que la cérémonie d’ouverture était aussi marquée par l’intervention de Gérard Collomb, maire de la ville de Lyon, qui a souhaité la bienvenue à ses hôtes. Il a vanté les mérites de la ville de Lyon et son rôle incontournable dans l’organisation des grands événements comme le forum international de la francophonie sur le développement durable. Jean-Pierre Raffarin, le second intervenant, a dit aimer les réunions de famille. «J’aime les réunions de famille, car je compare la francophonie comme une grande famille...», a-t-il déclaré. 
Après l’intervention de Brice Lalonde, ancien ministre et coordonnateur exécutif, qui a mis l’accent sur l’importance de ce genre de rencontres et du développement durable, le tour est revenu au président du Niger, Mahamadou Issoufou, qui a parlé de son pays en proie à beaucoup de difficultés, dans le cadre de son développement, avec la sécheresse due au dérèglement climatique. Le thème abordé, le développement durable,  rentre bien dans la réalité quotidienne de son pays, a-t-il signifié.
Le président Denis Sassou Nguesso a loué ce genre d’initiatives. Mais, il a regretté que de Rio 92 à Rio+20, que de chemin parcouru,  mais beaucoup de choses restent encore à faire. «Sur le développement durable, sur les changements climatiques, peu d’engagements ont été respectés», a-t-il constaté.
Le secrétaire général de la francophonie, Abdou diouf, a estimé qu’il faudra ajouter au thème de l’environnement, l’économie, le social  et la culture, car, pour lui, un monde sans culture est voué à l’échec.
Après la séance d’ouverture, les chefs d’Etat et les personnalités présents ont donné une conférence de presse. Ainsi, sur le choix de la ville de Lyon pour abriter cette conférence, le maire de la ville a répondu que le premier sommet francophone avait eu lieu dans cette ville, en 2008, et que la ville a toujours réservé une place de choix à la francophonie. En outre, c’est aussi l’opportunité qui est donnée de valoriser la politique volontariste conduite par le grand Lyon, dans le cadre de la mise en œuvre des engagements internationaux suite aux déclarations de Rio, en 1992, et de Johannesburg, en 2002. Avec l’élaboration de son agenda sur la création d’un observatoire du développement durable et l’adoption, le 28 novembre 2011, d’un plan d’énergie visant la réduction de 20% de rejet de CO2 à 2020 et la baisse de 20% de consommation énergétique, et une augmentation de 20% de la part d’énergie renouvelable dans sa consommation énergétique.
Sur la question de la réaction que devait avoir l’Afrique vis-à-vis des pays pollueurs qui se doivent de prendre leur responsabilité, le président du Niger a reconnu la difficulté des pays africains à pouvoir s’imposer sur cette situation, mais, néanmoins, des efforts sont faits pour essayer de faire avancer les choses.
Signalons que la rencontre de Lyon a connu la participation de près de deux cents personnes. Un seul bémol: le départ précipité de Jean-Pierre Raffarin, après son discours, brûlant ainsi la politesse aux deux chefs d’Etats présents.
Signalons qu’après Lyon, le président de la République, Denis Sassou Nguesso, a eu un entretien avec son homologue français, le président Nicolas Sarkozy, qui l’a reçu dans son palais de l’Elysée, à Paris.

Cyr KOUTEKISSA
Représentant du journal
La Semaine Africaine en Europe.







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