Comité national de sûreté de l’aviation civile (C.n.s.a.c) : L’appui de l’Etat sollicité, pour relever le budget de la sûreté de l’aviation civile

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Le comité national de sûreté nationale de l’aviation civile s’est réuni, mardi 31 janvier 2012, dans la salle des conférences du Ministère des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, à Brazzaville, sous le patronage de son président, le ministre d’Etat Isidore Mvouba, en présence du ministre délégué à la marine marchande, Martin Aimé Parfait Coussoud-Mavoungou. A cette réunion, les participants, qui viennent des structures concernées par les plateformes aéroportuaires (Ministère des transports, Anac, Aerco, sécurité, douane, des représentants des autres ministères, etc.) ont adopté le budget exercice 2012 du comité national de sûreté de l’aviation civile à la somme de 514.250.000 francs Cfa. Compte tenu du faible niveau de ce budget, au regard des grands défis à relever, pour assurer la sécurité de la navigation aérienne, le comité a sollicité l’appui de l’Etat pour relever ce budget.
En effet, les membres du comité ont suggéré que l’Etat apporte une subvention pour les équipements lourds de sûreté aéroportuaire, étant entendu que la sûreté de la navigation aérienne est une question de souveraineté nationale.
A l’ordre du jour de la réunion du comité national de la sûreté de l’aviation civile figurait, aussi, l’examen et l’approbation des rapports d’activités exercices 2010 et 2011, du projet de budget 2012, du projet programme national de contrôle qualité de sûreté de l’aviation civile et du projet de programme national de formation de sûreté.
S’agissant de ce dernier point, il a été relevé que le programme national de formation en sûreté de l’aviation civile a été élaboré suivant le modèle type mis à la disposition de l’aviation civile, par l’O.a.c.i (Organisation de l’aviation civile internationale). Il s’agit, pour les Etats, d’harmoniser, voire d’uniformiser le socle commun de connaissances que doit posséder toute personne appelée à mettre en œuvre des mesures de sûreté. Les membres du comité ont accordé un grand intérêt au programme de formation et ont souhaité voir toutes les structures concernées par la mise en œuvre de la sûreté, bénéficier de formations appropriées.
Au terme de l’examen des différents points inscrits à l’ordre du jour, le président du comité national de sûreté de l’aviation civile a, vivement, attiré l’attention des membres du comité sur l’application stricte des textes réglementaires en vigueur en matière de sûreté, notamment le décret n°831 du 31 décembre 2010 portant réglementation de la sûreté sur les aéroports et aérodromes du pays. A cet effet, il est envisagé d’effectuer des missions de contrôle pouvant donner, éventuellement, lieu à des sanctions disciplinaires dans les aéroports.
Le ministre d’Etat Isidore Mvouba a insisté, par ailleurs, sur le maintien en poste, pour une durée raisonnable et pour des raisons d’efficacité dans les aéroports, des agents de sûreté expérimentés et qualifiés de la force publique et des services de douane. Enfin, le comité a recommandé à la société Aerco, d’ériger des murs de clôture de sûreté des aéroports d’Ollombo, Brazzaville et Pointe-Noire. Ils ont, également, recommandé la mise en place, dans les meilleurs délais, d’un groupe d’experts de la sûreté de l’aviation civile, pour étudier, en profondeur, les questions concernant la revalorisation de la taxe sûreté et la création des redevances sûreté des exploitants d’aéroport et d’aérodrome et des exploitants d’aéronefs.

Pascal-Azad DOKO

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