Comité monétaire et financier et Conseil national du crédit du Congo : La bonne orientation de l’activité des banques congolaises a été confirmée

  • Imprimer
Note utilisateur:  / 0
MauvaisTrès bien 

Le ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Gilbert Ondongo, a présidé, jeudi 3 novembre 2011, dans les locaux de la direction nationale de la B.e.a.c (Banque des Etats de l’Afrique centrale), une session ordinaire du comité monétaire et financier du Congo, suivie de la session ordinaire du conseil national et du crédit du Congo. C’était en présence de Tahir Nguilin, vice-gouverneur de la B.e.a.c, et de Cédric Ondaye Ebauh, directeur national de la B.e.a.c et secrétaire général du conseil national du crédit. Au regard des conclusions de ses deux instances, l’économie congolaise se porte bien, dans l’ensemble, en dépit des turbulences qui secouent le monde.
Le comité monétaire et financier du Congo et le  conseil national  du crédit  ont passé en  revue  l’évolution  de la conjoncture économique internationale et nationale, ainsi que les perspectives pour l’ensemble de l’année 2011. Concernant le Congo, les prévisions de la B.e.a.c tablent sur un taux de croissance  économique réel de 6,3%, en 2011, contre 9,5%, en 2010.
Pour l’année 2011, la prévision de croissance économique a été révisée à la baisse de 6,7% à 6,3%. Ce repli résulterait, principalement, de la baisse projetée de la production pétrolière, consécutive aux mauvaises performances de certains champs pétroliers. Le comité a noté que l’inflation a poursuivi sa décélération, sous l’effet combiné de la relative amélioration du trafic routier et ferroviaire, ainsi que du gel des prix à la pompe des produits pétroliers et des mesures de lutte contre la vie chère prise par le gouvernement, en 2008.
Pour l’année 2011, l’inflation continuerait à être contenue dans la limite  communautaire maximale de 3%. A cet effet, les membres du comité se sont félicités de l’aboutissement heureux des cinquième et sixième revues du F.m.i et donc du programme congolais appuyé par la F.e.c (Facilité élargie du crédit). Ils ont encouragé le gouvernement à poursuivre les efforts engagés, en vue d’une croissance économique forte et saine susceptible de faire reculer la pauvreté.
De son côté, le conseil a, aussi, noté, avec satisfaction, la bonne orientation de l’activité des banques congolaises. Il s’est réjoui de la consolidation de la situation  financière et prudentielle de la quasi-totalité des banques congolaises. Les fonds propres de cinq banques sur six sont conformes aux dispositions règlementaires. En outre, trois banques ont honoré l’ensemble  des normes prudentielles édictées par la commission bancaire.
Les membres du conseil ont, par ailleurs, exhorté les banques qui n’ont pas respecté la totalité des normes prudentielles à se conformer à la règlementation en la matière. Le conseil a invité les établissements de crédit à redoubler d’efforts pour s’implanter sur toute l’étendue du territoire national, afin de saisir des opportunités offertes par l’économie congolaise.
Pour le ministre Gilbert Ondongo, «la baisse constatée de la croissance économique, cela ne compromet pas les chances de la diversification de l’économie. Il y a seulement un ralentissement du rythme de la  croissance et non la baisse».
Le ministre des finances a rappelé: «L’Etat a fait des efforts pour essayer de revaloriser le niveau de rémunération des fonctionnaires du Congo. Du côté du secteur privé, du fait qu’il a été décidé d’un niveau de rémunération minimale, relativement élevé. Cela a entraîné, au niveau  du secteur privé, l’augmentation du plus petit salaire, pour se mettre au niveau décidé par l’Etat. Dans l’ensemble, le secteur privé paye assez bien, maintenant, les travailleurs qui y évoluent. C’est dire que la croissance du Congo a un effet sur la vie des populations du Congo».
Sur le plan international, les membres des deux instances ont relevé que le ralentissement de l’économie mondiale semble se confirmer, du fait notamment des tensions sur la dette souveraine de certains pays de la zone euro. Globalement, la croissance du Produit intérieur brut mondial, initialement prévue par le F.m.i à 4,5% a été révisée à un peu moins de 4%, en 2011, contre 5,1%, en 2010. Au sujet de la crise financière européenne, elle ne présente pas, actuellement, des conséquences perceptibles, à court terme, dans nos pays. Mais, il n’est pas exclu qu’à moyen ou long terme, qu’il y ait des conséquences, a conclu le ministre des finances.

Philippe BANZ.