Lutte contre les sachets en plastique : Les femmes n’ont pas à s’inquiéter pour leurs produits de beauté

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Depuis quelques jours, une rumeur persistante circule sur Internet et dans les principales villes du Congo, selon laquelle le président de la République aurait interdit la commercialisation et l’utilisation de certains objets de beauté utilisés par les femmes (mèches, postiches, strings, etc). Pour couper court à cette rumeur persistante de nature à dresser l’opinion publique contre les pouvoirs publics, Ludovic Séraphin Mpili, conseiller à l’environnement et au tourisme du président de la République, a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a porté un démenti formel au sujet de cette rumeur. C’était samedi 4 février 2012, dans la salle de conférences de la D.g.g.t (Délégation générale dans grands travaux), à Brazzaville.
Selon Ludovic Séraphin Mpili, la décision gouvernementale n°2011-485 du 20 juillet 2011 concerne l’interdiction de la production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des sacs, sachets et films en plastique, pour la vente d’aliments, de l’eau et de toutes autres boissons. «Les mèches et les postiches sont des produits dérivés du pétrole. Ils ont presque la même durée d’existence que les sachets, mais leur utilisation ne fait pas l’objet de produits plastiques interdits. Toutefois, des dispostions seront prises pour récupérer et collecter les anciennes mèches qui seront, par la suite, déposées dans un site transitoire de stockage», a-t-il déclaré.
D’après lui, «il est question de réagir, avec rigueur, contre cette rumeur. Le président de la République n’a jamais annoncé une mesure allant dans ce sens. Les femmes sont, donc, libres de porter ces articles, sans aucune crainte, car cette rumeur n’est qu’une intoxication de la population», a-t-il précisé.
A propos de la mesure sur l’interdiction des sachets en plastique, l’orateur a relevé que d’après les sondages effectués, la majorité des Congolais approuvent cette mesure. «Une commission a été mise en place, placée sous ma direction et comprend, entre autres, le maire de Brazzaville, les administrateurs-maires des arrondissements, les représentants de la gendarmerie et de la police. Elle est chargée d’établir une feuille de route en vue de l’assainissement de la ville. Et travaillera, aussi, pour combler le déficit constaté sur le plan communicationnel, pendant les six premiers mois de la période transitoire. Voici vingt-cinq ans que nous sommes habitués aux sachets. C’est un mode de vie dangereux auquel nous nous sommes habitués. C’est une nouvelle donne, il est normal que nous en souffrons, au début. Mais, c’est pour notre bien. L’impression qui se dégage est que sans sachets, nous ne pouvons pas vivre. Mais, comment faisions-nous avant, comment faisaient nos mères, avaient-elles des sachets en plastique?», s’est-il interrogé.
Le  conseiller du chef de l’Etat a annoncé qu’il est prévu une grande campagne communicationnelle sur cette question. La commission est déjà à une trentaine de points concernant cette problématique de sachets en plastique, dont la dangerosité par rapport à l’environnement n’est plus à démontrer. Il faut rattraper le déficit communicationnel qu’il y a eu sur cette question et amener les Congolais à comprendre que c’est pour leur bien, pour l’assainissement de leur environnement de vie que cette décision a été prise. Le Congo vient à la suite de plusieurs pays africains qui ont déjà interdit l’usage des sachets en plastique.
Il a rappelé que la vente de l’eau à boire dans des sachets en plastique, le long des voies publiques dans les villes, est interdite. Le conseiller Ludovic Séraphin Mpili a exhorté les populations à ne consommer que l’eau en provenance des structures appropriées. Le décret du gouvernement a une portée générale et doit s’appliquer dans tout le pays. Ce travail doit être fait par ceux qui en ont la compétence, c’est-à-dire les préfets, maires, sous-préfets, administrateurs-maires, chefs de quartiers, etc.

Alain Patrick MASSAMBA