D.g.g.t (Délégation générale des grands travaux) : Le projet de construction de la route de la corniche officiellement présenté

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Vieux des années 80, le projet de construction de la route de la corniche et d’aménagement urbain des quartiers de Bacongo et Makélékélé, à Brazzaville, va  devoir, enfin, être réalisé. En effet, les études relatives à ce projet ont été lancées, vendredi 27 janvier 2012, à la D.g.g.t (Délégation générale des grands travaux), à Brazzaville, au cours d’une cérémonie présidée par Jean-Jacques Bouya, ministre délégué, délégué général aux grands travaux, en présence de Patrick Dal Bello, directeur de l’A.f.d (Agence française de développement), Maurice Maurel Kiwoundzou, administrateur-maire de Makélékélé, François Passy, député de la deuxième circonscription de Bacongo, et les représentants du groupement egis international, retenu adjudicateur de l’étude et du contrôle des travaux de construction de la route de la corniche.


La construction de la route de la corniche s’inscrit dans le but d’accélérer le trafic entre les quartiers Nord et Sud de Brazzaville et, surtout, de décongestionner les avenues de l’Union africaine et le boulevard Denis Sassou Nguesso.
Longue de 9 km, ce boulevard urbain va longer le fleuve Congo, depuis le beach, au centre-ville, jusqu’au pont du Djoué, à Makélékélé, en passant par le club nautique, le carrefour du Tchad (non loin du Ministère de la défense nationale), le ravin de la Glacière, le belvédère de la case De Gaulle, le carrefour Renard, le ravin de la main bleue, les carrefours Kibangou, Nkouka, Fulbert Youlou et du Djoué.
Les travaux de la route de la corniche seront réalisés en deux sections. Le premier tronçon de deux fois deux voies, long de 3,7 km, partira du beach jusqu’au belvédère de la case De Gaulle.
Financé par l’Etat congolais, ce trajet prévoit un viaduc haubané de 508 mètres de longueur, une promenade paysagère le long de la voie routière, un belvédère panoramique à proximité de la case De Gaulle, une marina au ravin du Tchad et la création d’un échangeur sur le boulevard Denis Sassou Nguesso.
Le deuxième tronçon, quant à lui, bénéficie du financement du C.2.d (Contrat de désendettement et développement), signé en septembre 2010, entre la France et la République du Congo. Long de 5,2 km, ce tronçon, qui part de la case De Gaulle jusqu’au pont du Djoué, prévoit les aménagements urbains, ainsi que le collecteur de Makélékélé (Zanga Dia Bangombé).
En effet, le contrat de désendettement et développement fait suite à l’annulation de la dette du Congo à l’égard de la France, consécutive à l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative P.p.t.e (Pays pauvres très endettés), le 27 janvier 2010. Près de 640 milliards de francs Cfa avaient ainsi été annulés par la France, dont 217 milliards de francs Cfa représentaient les créances d’aide publique au développement, c’est-à-dire les prêts qui ont été consentis par le passé pour réaliser des projets de développement. «Il avait été convenu entre les deux pays que ces créances d’aide publique au développement ne devraient pas faire l’objet d’une annulation pure et simple, mais plutôt, devraient retrouver l’objet pour lequel ils avaient initialement été consentis. Donc, reconvertis en projet de développement», a expliqué Patrick Dal Bello, directeur national de l’A.f.d (Agence française de développement).
Pour lui, la construction de cette corniche vise à désenclaver les quartiers de Bacongo et Makélékélé. «Brazzaville a la chance d’être située sur un site exceptionnel, avec une vue sur le fleuve Congo qui est extraordinaire. Il est, donc, question de valoriser cet atout», a-t-il déclaré.
Conscient du fait que le Congo a réalisé de multiples efforts en matière d’économie et des finances, Patrick Dal Bello pense que la capitale, Brazzaville, a besoin de donner une image de ce dynamisme qui est le sien actuellement.
Jean-Jacques Bouya, quant à lui, a estimé que ce projet est, plutôt, emblématique, à cause de l’importance du fleuve Congo. Malheureusement, «l’existence de notre ville a presque tourné le dos au fleuve. Par la construction de cette corniche, nous recréons les conditions de tourner, de nouveau, une autre ville vers ce fleuve majestueux. Cela permettra de ramener notre ville-capitale qui fût aussi la capitale de la France libre, d’avoir une belle histoire», a-t-il fait savoir. Désormais, les Brazzavillois attendent que cette route sorte de terre, surtout qu’elle va contribuer à embellir l’image de la ville.

Cyr Armel YABBAT-NGO

 

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