C.h.u-B (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville) : Aider les malades cardiaques à accéder à la pile électrique

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La direction générale du C.h.u-B (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville) a organisé, le vendredi 27 janvier 2012, en faveur du personnel soignant du service de cardiologie, un atelier animé par le professeur Xavier Jouvene, de l’hôpital européen Georges Pompidou de Paris (France). Cet atelier a révélé la problématique de l’accès des malades cardiaques au stimulant cardiaque que constitue la pile électrique qu’on pose dans le cœur. A cet effet, le directeur général du C.h.u, Ignace Ngakala, a plaidé pour une prise en charge de l’Etat, pour permettre aux Congolais ayant des revenus modestes, de pouvoir accéder au stimulateur cardiaque, appelé aussi «pacemaker», qui coûte un million de francs Cfa.



Dans le cadre de la modernisation des services du C.h.u (Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville), surtout en cette année déclarée par le chef de l’Etat, année de la santé pour tous, et dans le souci permanent d’améliorer les prestations et le renforcement des capacités du personnel soignant, notamment, celui du service de cardiologie, la direction générale de cet établissement sanitaire a organisé un atelier de formation destiné au personnel évoluant dans le service de cardiologie obstétrique. Il s’est agi, pour le personnel soignant dudit service, de s’imprégner de l’évolution de la médecine moderne concernant la maladie cardiaque, notamment sur le comment faire pour sauver la vie d’un patient, lorque le cœur fonctionne à un rythme très lent.
Selon le professeur Xavier Jouvene, de l’hôpital européen Georges Pompidou de Paris (France), principal orateur de cet atelier, la médecine a trouvé un traitement, un remède, pour ce genre de cas. Il s’agit de la pose d’un stimulant cardiaque ou pile électrique dans le cœur du patient, après une intervention chirurgicale. Cette pile électrique, une fois installée dans le cœur, permettra au patient de retrouver un nouveau souffle, d’avoir une nouvelle énergie de battement normal de cœur et de vivre encore pendant six à dix ans.
Pour Ignace Ngakala, directeur général du C.h.u, cette pile est renouvelable et coûte un million de francs Cfa. Elle n’est donc pas accessible à toutes les bourses. «En ce qui concerne cette pile électrique qui coûte trop cher, l’Etat se fera le devoir d’aider le Congolais démuni, comme il l’a fait pour d’autres remèdes, du genre les antiretroviraux, la gratuité de la césarienne, les antipaludiques. Désormais, fini les évacuations sanitaires vers l’étranger et que tout peut se faire sur place au C.h.u de Brazzaville. Pour ce qui est de cette formation que nous avons initiée, elle s’inscrit dans le cadre des nouvelles réformes entreprises depuis notre arrivée à la tête de cette structure sanitaire. Outre la formation, le Centre hospitalier et universitaire de Brazzaville est en train de se moderniser en équipements et matériels performants, ainsi qu’en ressources humaines. Chaque année, de nombreux cadres sont envoyés en formation à l’étranger, pour se perfectionnner davantage et acquérir de nouvelles connaissances, pour un meilleur rendement sur le terrain. La preuve: le Dr Méo Stéphane Ikama, du service de cardiologie, rentre fraîchement de France, après une formation en cardiologie et spécialisation en chirurgie cardiaque», a souligné Ignace Ngakala.
Signalons qu’au cours de cet atelier, le professeur Xavier Jouvene était accompagné du Dr Méo Stéphane Ikama.

Pascal BIOZI KIMINOU