U.a (Union africaine) : Une femme à la tête de la commission, Nkosazana Dlamini-Zuma

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La ministre sud-africaine de l’intérieur, ancienne ministre des affaires étrangères et ex-épouse du président Jacob Zuma, Nkosazana Dlamini-Zuma, a été élue présidente de la commission de l’U.a (Union africaine), le dimanche 15 juillet 2012, à Addis-Abeba (Ethiopie), lors du 19ème sommet des chefs d’Etat. Âgée de 63 ans, la Sud-africaine a, ainsi, remplacé le Gabonais Jean Ping, mettant ainsi un terme à la crise née autour de l’élection du président de la commission.

La commission de l’Union  africaine est patronnée par une femme, Nkosazana Dlamini-Zuma, depuis le 15 juillet dernier. C’est pour la première fois, dans la vie de cette institution panafricaine, qui a succédé à l’ex-O.u.a (Organisation de l’unité africaine), qu’une femme arrive à ce niveau de responsabilité. C’est un grand progrès pour l’Afrique. En effet, depuis la création de la commission de l’U.a, outre Nkosazana Dlamini-Zuma, trois présidents se sont déjà succédé à sa tête: l’Ivoirien  Amara Essy (2002-2003), le Malien Alpha Oumar Konaré (2003-2008), et le Gabonais Jean Ping (2008-2012).
Née le 27 janvier 1949, dans la province du Natal, Nkosazana Dlamini-Zuma est membre de l’ethnie Zoulou, militante de l’A.n.c (Congrès national africain), le parti au pouvoir en Afrique du Sud. Elle a été ministre de la santé de son pays, entre 1994 et 1999, avant d’être nommée, la même année, ministre des affaires étrangères. Depuis 2009, elle était ministre de l’intérieur.
Lors d’une conférence de presse, à Bela-Bela, au Nord de Prétoria, le 18 janvier 2012, elle avait exprimé son souhait de voir l’Afrique du Sud gagner le poste de président de la commission de l’Union africaine. Elle avait fait le pari que les Africains, ulcérés par l’action de l’Otan (Organisation du traité de l’atlantique Nord) sur leur continent, étaient prêts à confier le leadership de l’Union africaine à son pays. Sa collègue des affaires étrangères avait refusé, d’ailleurs, de distinguer les pays selon leur langue. «Quand nous agissons avec les pays, nous ne pensons pas à leur ancienne puissance coloniale», allusion faite aux deux blocs de pays francophones et anglophones qui se seraient affrontés, à travers le vote, pour le poste de président de la commission de l’Union africaine. Un conseiller de la ministre avait ajouté, confidentiellement: «Nous avons conscience que les pays francophones ne peuvent pas dire non à la France. Donc, nous leur disons de soutenir, officiellement, Ping, tout en sachant qu’ils voteront pour nous le jour venu». «La France derrière Ping? C’est ridicule. L’Union africaine, c’est l’affaire des Africains. Et nous savons bien que si la France soutenait un candidat, quel qu’il soit, il serait sûr d’être battu!», avait rétorqué un haut fonctionnaire français à Paris.
Concernant son projet à la tête de la commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma a indiqué: «Le développement de l’Afrique passe surtout par le renforcement des infrastructures et par le fait de mieux connecter les Etats africains».

Philippe BANZ.  

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