14ème session du conseil national de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation : Pour une gestion planifiée des ressources humaines et non une évaluation partisane

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La 14ème session du conseil national de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation s’est tenue, du 12 au 14 septembre 2012, dans la salle de conférences de la grande bibliothèque universitaire, à Brazzaville. Placée sous le patronage de Mme Rosalie Kama-Niamayoua, cette session avait pour thème: «La gestion des ressources humaines». Un thème important, au regard des problèmes créés par la gestion des ressources humaines. C’est pourquoi, dans son mot de clôture, la ministre Kama-Niamayoua a lancé «qu’il nous faut une gestion planifiée des ressources humaines et non pas une évaluation partisane». Signalons que dix-sept engagements ont été adoptés, au cours de cette session qui a fixé les orientations de la rentrée scolaire 2012-2013.
Plusieurs thèmes ont été développés, au cours de la session du conseil national de l’éducation préscolaire, de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation. Il s’agit, entre autres, de l’organisation administrative et pédagogique des structures scolaires; du mécanisme de plan de formation; du mouvement du personnel enseignant; de la gestion des carrières administratives; des stratégies de maintien de l’enseignant dans le secteur éducatif, etc.
Examinant ces thèmes, les participants ont constaté des dysfonctionnements dans le sous-secteur de l’enseignement primaire et secondaire, notamment: l’inadéquation entre le profil des agents et les postes de travail; les conditions difficiles de travail du personnel; la gestion irrationnelle du personnel; la faiblesse dans l’analyse des résultats et la non systématisation des évaluations scolaires; les détachements internes et externes; les abandons de postes de travail; le déficit du personnel enseignant actif.
Sur la gestion des carrières administratives, les participants ont marqué leur désapprobation de constater qu’aucun texte sur les 3.611 projets d’arrêtés élaborés lors de la C.a.p.a (Commission administrative paritaire d’avancement) 2012-2013, n’a été publié. A cet effet, ils ont suggéré une concertation approfondie entre la D.g.a.s (Direction générale de l’administration scolaire) et les autres services en charge de la gestion des dossiers, pour une bonne gestion des carrières administratives.
Pour mettre un terme au mouvement abusif du personnel enseignant, le conseil a exigé l’application des textes en vigueur, le respect de la période de dix années d’enseignement qu’un enseignant doit accomplir avant de prétendre être affecté ailleurs (engagement décennal) et la mise en œuvre de la fonction publique territoriale, en vue d’une bonne gestion des ressources humaines.
En dépit des recrutements opérés chaque année, le Ministère de l’enseignement primaire, secondaire et de l’alphabétisation est toujours confronté à un déficit des enseignants. Cela est dû essentiellement à la fuite de ces derniers vers des secteurs jugés porteurs en termes de rémunération. Ainsi, de janvier à juin 2011, le Ministère a enregistré 320 départs d’enseignants actifs.
Pour palier cette difficulté, les conseillers ont suggéré le paiement de toutes les primes et indemnités spécifiques allouées aux enseignants et l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail.
Les organisations syndicales ont, quant à elles, insisté sur le règlement des situations antérieures des enseignants, la mise en place d’un comité ministériel de dialogue et l’élaboration du statut particulier du personnel de l’éducation.
Pour la ministre Kama-Niamayoua, l’heure est à l’action. «Il nous faut une gestion planifiée des ressources humaines et non pas une évaluation partisane. Pour ce faire, nous devons nous organiser pour avoir une administration dépassionnée, mais aussi des ressources humaines compétentes», a-t-elle dit.
Dans cette perspective, Madame la ministre a appelé les directeurs départementaux à œuvrer pour une répartition équitable des enseignants dans les établissements scolaires. «Une équipe de formation à la G.a.r (Gestion axée sur les résultats) va être mise en place au sein du Ministère». Histoire sans doute de viser la bonne gestion par les résultats. Par ailleurs, elle a exhorté le directeur de l’administration scolaire à prendre les dispositions pratiques, pour un suivi régulier des primes et indemnités allouées aux enseignants et l’aboutissement des dossiers mis dans le circuit d’approbation pour la C.a.p.a, en collaboration avec les syndicalistes. Pour continuer à relever le sous-secteur de l’enseignement primaire et secondaire, il faut à tout prix arriver à une bonne gestion des ressources humaines.

Cyr Armel YABBAT-NGO

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