21ème symposium de l’Ipes à New York (Etats-Unis d’Amérique) : «Développement économique, violence armée et sécurité publique»

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L’I.p.e.s (International police executive symposium) a tenu ses 21èmes assises annuelles à New York, aux Etats-Unis, du 4 au 9 août 2012, sur le thème: «Développement économique, violence armée et sécurité publique». Ce thème a été inspiré par l’Université de Wellington (Nouvelle-Zélande), en coopération avec le Département sécurité, économie et affaires sociales de l’Onu (Organisation des Nations unies). Vice-président et directeur Ipes pour l’Afrique francophone, représentant de l’Ipes au Congo, le colonel Jean-Etienne Elion a participé à ces assises, aux côtés de ses pairs, professionnels de police et de justice criminelle; l’occasion pour lui, d’apprécier le charme de la ville de New York, une grande métropole à multiples facettes.

Eclectiques et éminemment originale, les 21èmes assises des anthropologues de la question sécuritaire à New York ont eu la particularité de la mise en commun des intelligences, avec, pour la première fois de sa jeune histoire, l’Organisation des Nations unies, fort symbole mondial de paix et d’espoir dont le siège, territoire international, se dresse avec prestance et fière allure, sur la rive Est de l’île de Manhattan, au bord de «l’East river», à New York.
Prenant ainsi provisoirement pied en ces mythiques lieux, l’I.p.e.s, rivé à ses rituels, s’est adonné à loisir et avec sagacité, huit jours durant, à l’épluchage d’une mosaïque de près de dix-sept panels et présentations, autour desquels la circonstance imposait tout naturellement, au plan intellectuel, de nécessaires convergences, par le moyen de convenables logiciels alternatifs.
Fait d’évènements à dominante culturelle, les uns les autres aussi instructifs que prenants, singulièrement meublé d’inoubliables soirées, de visites de parcs et lieux de réputation planétaire, le chronogramme du meeting a alterné avec un véritable régal touristique. Il aura amplement permis aux illustres invités de s’oxygéner sans mesure dans cette ville de la démesure.
New York, souvenons-nous, cette terre ancestrale des Indiens Algonquins dont le secret de la fulgurante croissance, l’immigration, à près de cinq siècles, en a fait une métropole influente, où cohabitent, à ce jour, plus de cent nationalités, le siège de l’Onu et la première place boursière du monde.
New York ou la Nouvelle Amsterdam, car elle est aussi connue sous ce label, est un curieux mélange de loi et de désordre. Car, si la ville américaine a inventé le plus court chemin entre l’enfer et le paradis, New York en est bien une cinglante illustration. Ses artères, en apparence uniformes, constituent d’invisibles frontières sociales et culturelles. Les terrains vagues et les immeubles insalubres jouxtent, paradoxalement, les îlots de luxe. Melting-pot à l’évidence, la rue new-yorkaise est une incroyable palette de couleurs, travaillée et enrichie par les hasards de l’immigration. Pagodes chinoises, coupoles ukrainiennes ou marchés indo-pakistanais se télescopent sur le macadam new-yorkais.
L’Amérique a beau ne plus trop faire rêver les Américains nés sur son sol, le mythe du pauvre hère devenu richissime n’en demeure pas moins vif dans l’esprit des immigrants de fraîche date. Soixante-dix mille par an viennent pour s’y installer. Les Hispaniques, avec leur «spanglish», association de l’anglais et de l’espagnol, sont, aujourd’hui, plus nombreux que les Africains-Américains des quartiers du Bronx, du Queens ou de Harlem, symbole du ghetto noir américain et berceau du jazz.
Non encore exorcisée des démons des divisions sociales et religieuses, de l’immodéré appétit de prise de pouvoir des uns sur les autres, ainsi que des fréquents conflits inter-communautaires, New York était, il y a une quinzaine d’années seulement, encore terreau de l’insécurité urbaine. Mais, en quête de «tolérance zéro» et grâce, surtout, à la magie de la stratégie de dissuasion tirée de la théorie du «carreau cassé» (selon laquelle les déprédations mineures encouragent des crimes plus graves) impulsée par le maire républicain Rudolph Giuliani, poursuivie et corsée par Michael R. Bloomberg, New York est, maintenant, selon le F.b.i, la seconde ville la plus sûre des Etats-Unis d’Amérique.
New York, pour tout dire, est la ville de tous les possibles, d’autant qu’elle est la cité la plus active et la plus prolifique des Etats-Unis dans le domaine artistique. Historiquement, refuge des intellectuels et des artistes pendant la dernière guerre mondiale, elle n’a rien perdu de son pouvoir d’attraction et de son prestige.
New York a, peut-être, manqué son destin de capitale politique de l’Amérique. Mais, pas celui de capitale culturelle et intellectuelle, position qu’aucune autre ville américaine ne saurait lui disputer. Manhattan abrite les meilleurs organes de presse, les plus grandes maisons d’édition, des universités prestigieuses, les plus beaux théâtres, de très nombreux musées et de remarquables institutions culturelles financées par de grands mécènes.
En concentré, New York est, pour l’essentiel: la statue de la liberté, cadeau de la France à l’Amérique, qui éclaire le monde de son flambeau et accueille des millions d’immigrants à l’entrée du port de New York; l’empire «State building», puissant gratte-ciel art déco, situé en plein Midtown, qui domine la skyline de ses 381 mètres avec 86 étages; le Central park, vaste parc paysagé, proche des beaux quartiers de l’Uptown, où l’on peut courir, marcher, lire ou promener son chien; le MoMA, le plus beau musée d’art moderne des Etats-Unis d’Amérique, actuellement en cours de lifting, qui déroule sur ses cinq étages, les œuvres de Picasso, Hopper, Rothko, Warhol...;  le pont de Brooklyn, pont mythique entre Manhattan et Brooklyn, à partir duquel l’on peut se délecter d’une vue grandiose sur les tours du quartier de la finance; le Times square et Broadway, légendaire carrefour à proximité du quartier des théâtres, il est l’épicentre de Manhattan. L’Amérique «over size» avec ses panneaux publicitaires qui habillent de lumière les façades des immeubles; La 5ème avenue ou «Fifth avenue», cette artère majestueuse est à New York ce que l’avenue dées Champs Elysées est à Paris. Elle aligne autant de magasins de luxe que de musées de prestige; le Greenwich village, un attachant village qui distille un parfum de vieille Europe dont raffolent les artistes et les intellectuels; le Wall street, la célèbre bourse de New-York, première place financière de la planète, à deux pas du Ground Zéro, elle se cache au détour d’un canyon urbain frappé d’un musée de la finance; le Chrysler building, gratte-ciel art déco élevé à la gloire de l’automobile, dans les années 1930, il apporte une forte touche d’élégance à la skyline new-yorkaise; le Rockefeller center, ce complexe commercial et culturel est l’une des plus belles réalisations d’urbanisme art déco aux Etats-Unis. 14 immeubles classés sont reliés par un labyrinthe de couloirs souterrains, en plus de la Lower Plaza, ornée de drapeaux, terrasse en plein air très animée qui se transforme en patinoire, l’hiver, et que semble réchauffer le feu ardent d’un Prométhée de bronze doré mesurant six mètres de haut et pesant huit tonnes.
Soho enfin, qui est l’un des quartiers les plus «tendance» de Manhattan. Avec ses devantures aux superbes décors de fonte de ses anciens immeubles industriels, de galeries d’art, magasins de design et de mode, de restaurants branchés qui investissent d’immenses lofts.
Devoir de mémoire oblige, et alors que toute l’Amérique est en train de se souvenir de ses disparus et de rendre hommage aux milliers d’hommes, femmes et enfants tués lors des attaques du 26 février 1993 et du 11 septembre 2001, les participants au 21ème meeting de l’Ipes ont visité le «World trade center» en cours de reconstruction. Celui-ci comprendra un mémorial, un musée et un espace commercial qui seront connectés aux transports en commun.
En fait, ce mémorial, qui honore les 2.983 victimes, originaires de plus de 90 pays, avait déjà ouvert ses portes, le jour du 10ème anniversaire des attaques et il est fonctionnel de façon intérimaire. Il est constitué d’un bassin Nord, un bassin Sud, des tridents, un arbre survivant, les noms des victimes étant inscrits sur les empreintes des tours jumelles. En rappel, le projet de conception a été sélectionné à la suite d’un concours international qui a reçu 5.201 propositions issues de 63 pays.
Le dernier jour de la rencontre, quant à lui, aura été consacré, dans son entièreté, à la connaissance de la Police départementale de New York, dont le sigle anglais est NYPD. Ainsi, sur autorisation spéciale de sécurité et sous la conduite de Jimmy Albrecht, un ancien du NYPD, il a été loisible aux invités de l’Ipes, de visiter le grand quartier général du NYPD de Manhattan, de l’Unité 1 du Service des pompiers du NYPD, de l’Académie de police du NYPD et du Musée de police du NYPD dont les journées ont été étonnamment recréées dans une mise en situation vraie: documents audiovisuels, pièces à conviction, documents d’époque relatifs à la Maffia, la prohibition, la guerre des gangs. Les techniques utilisées au cours d’une enquête de police sont bien restituées: relevés d’empreintes, sécurisation d’une scène de crime, interrogatoire, etc... Le dernier étage abritant, pour sa part, une sourcilleuse +9 section exclusivement adossée à la tragédie du 11 septembre 2001.
Clôturant les travaux de ces 21èmes assises, l’I.p.e.s a fait une passerelle d’honneur à l’actuel vice-président, le colonel Jean-Etienne Elion, lequel, cumulativement avec sa fonction de directeur I.p.e.s pour l’Afrique francophone, s’est réjoui, avec émotion, de cette élévation et a dit son immense bonheur et toute sa pleine gratitude à l’endroit du professeur Dilip K. Das, fondateur et président actif de l’I.p.e.s, au gouvernement de la République du Congo, en particulier, à travers la personne de Son Excellence Monsieur Raymond Zéphirin Mboulou, ministre de l’intérieur et de la décentralisation, et, enfin, à sa famille, pour son soutien constant. Le prochain meeting de l’I.p.e.s a été appelé pour août 2013, à Budapest, en Hongrie.

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