23ème anniversaire du crash du D.c 10 d’U.t.a au Ténéré : Le Congo, la France et les familles se sont souvenus des victimes

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19 septembre 1989 - 19 septembre 2012, il y a vingt-trois ans que périssaient plusieurs passagers, dont 53 Congolais, à bord du D.c 10 d’U.t.a (qui effectuait le vol Brazzaville-Ndjamena-Paris), dans un crash survenu au dessus du désert du Ténéré, au Niger. A l’occasion de ce douloureux anniversaire, le gouvernement congolais, représenté par Emile Ouosso, ministre de l’équipement et des travaux publics, et le gouvernement français, représenté par l’ambassadeur de France au Congo, Jean-François Valette, ont procédé au dépôt de gerbes de fleurs sur la stèle érigée en mémoire des victimes, à Brazzaville. C’était en présence des parents qui se sont recueillis devant la stèle qui surplombe les tombes des victimes.
Réagissant devant la presse, après la cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs et de recueillement devant la stèle des victimes de l’attentat contre le D.c 10 d’U.t.a, le diplomate français, Jean-François Valette, a affirmé que des efforts sont fournis par la communauté internationale, pour lutter contre ce genre de catastrophes. «C’est un attentat odieux qui relevait du terrorisme d’Etat, à l’époque, et qui, donc, a vu ses très nombreuses victimes, congolaises, françaises et d’autres nationalités. Et, à chaque fois, nous nous recueillons, bien sûr, en souvenir de ces victimes, mais aussi, pour marquer l’indignation, la forte réprobation qui peut inspirer ce type d’actes encore, aujourd’hui. Et pour rappeler que la communauté internationale, qu’elle soit européenne ou qu’elle soit africaine, est, toujours mobilisée pour prévenir ce genre d’horreur, de par le monde. Car, le risque est, évidemment,  car ces types d’attentats n’ont pas disparu, malheureusement, et donc, il faut que nous restions mobilisés et très vigilants, par rapport à ces risques. Et puis, nous devons, toujours, soutenir les nombreuses familles éprouvées qui reviennent, ici, chaque année, autour de ce mémorial», a-t-il déclaré.
Le diplomate français a, aussi, évoqué les efforts que la communauté internationale fait pour écarter ce genre d’actes, notamment les attentats, dans le transport aérien. «S’agissant du transport aérien, vous avez dû suivre toutes les mesures qui ont été, progressivement, mises en place, non seulement suite à cet attentat commis contre le vol d’U.t.a, mais également, ça a concerné le vol qui s’est écrasé  à Lockerbie et ça concerne plusieurs autres formes de terrorisme. Au fil du temps, finalement, le dispositif de protection des voyageurs qui empruntent ces compagnies aériennes se renforce, se durcit, évidemment. Ce n’est pas toujours facile, pour les voyageurs que nous sommes tous, mais cela a permis de limiter les risques d’attentats, au fil du temps. Donc, je crois que c’est une première réponse; réponse, je dirais, technique. Il y a une réponse politique qui a été, évidemment, de condamner d’une manière très ferme, de par les prises de position de la communauté internationale, l’ensemble des Etats, ce type de terrorisme et d’autres encore», a-t-il relevé.

Alain Patrick MASSAMBA