Asecna (Agence pour la sécurité et la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar) : Brazzaville face au défi de l’amélioration significative du transport aérien

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Brazzaville, capitale de la République du Congo, abrite, du 24 au 26 septembre 2012, la 8ème réunion de coordination A.t.m (Gestion du trafic aérien) de la F.i.r (Région d’informations en vol) de Brazzaville. L’objectif de cette rencontre est d’arriver non seulement à une gestion harmonieuse de l’espace aérien pour les pays membres et non membres de l’Asecna, mais aussi, à unir les efforts et coordonner les actions pour renforcer la sécurité du transport aérien, pour rassurer les usagers. C’est le ministre délégué, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, qui a procédé à l’ouverture de cette réunion, dans la salle de conférences de l’hôtel Ledger Plaza Maya-Maya, en présence de Mme Claire Josette Obama-Edou, directrice de l’exploitation technique de l’Asecna, Louis Bakienon, représentant de l’Asecna au Congo, et du représentant de l’O.a.c.i (Organisation de l’aviation civile internationale).

La F.i.r de Brazzaville (qui regroupe certains pays d’Afrique centrale et d’autres) est l’une des six régions instituées par l’Asecna, afin de donner l’opportunité à tous les centres A.t.s de la F.i.r concernée et ceux d’autres F.i.r, d’échanger sur les questions de coordination A.t.m et sur toutes les autres questions d’intérêt commun, relatives à la sécurité de la navigation aérienne. Ces concertations périodiques permettent de juguler les problèmes de sécurité de la zone concernée.
Ainsi, la 8ème réunion de la F.i.r de Brazzaville se tient après la 7ème tenue dans la même ville, en mai 2009. «Depuis cette date, le secteur du transport aérien a énormément évolué», a déclaré Louis Bakienon.
«Le train est, véritablement, en marche et tout sera mis en œuvre pour répondre aux objectifs qui visent à garantir la sécurité de la navigation aérienne dans un climat socio-professionnel apaisé», a-t-il poursuivi.
Pour Mme Claire Josette Obama-Edou,  il faut unir les efforts et coordonner les actions, pour renforcer la sécurité, afin de rassurer les usagers de cet espace aérien. «L’Asecna attend beaucoup de cette rencontre qui, j’en suis convaincue, dans le cadre d’une démarche pragmatique, nous permettra de faire un pas significatif dans l’amélioration du niveau de sécurité dans nos espaces aériens», a-t-il dit.
Par ailleurs, elle a demandé aux participants venus des Etats membres et non membres de l’Asecna qui, pour la première fois, prennent part à cette réunion (Soudan, Ouganda, Rwanda, Burundi, Zambie, Tanzanie, Nigeria et Sud Soudan), d’être pragmatiques et de proposer des solutions opérationnelles aux dysfonctionnements identifiés, afin que cette réunion ne soit pas une réunion de plus, «mais un forum qui permettra de mieux nous connaître, afin de contribuer à l’amélioration significative de la sécurité de la navigation aérienne dans cette sous-région au profit des usagers de l’air».
Selon les récentes données mondiales publiées par l’O.a.c.i, l’Afrique participe pour 3% du trafic aérien mondial, mais enregistre près de la moitié des accidents dans le monde en pourcentage du trafic. «Ces données doivent nous amener à beaucoup plus de réactivité et, surtout, de coordination entre Etats et fournisseurs, pour mettre en commun nos expériences, nos compétences, pour en faire profiter les uns et les autres», a précisé le ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou.
Il a fait savoir que les conclusions et recommandations de ces travaux sont attendues et permettront, à coup sûr, «d’améliorer le profil des solutions que les gouvernements ont déjà commencé à apporter aux nombreux défis du secteur, d’où comme le dit le sage: faite ce qui est juste», a-t-il indiqué.

Cyr Armel YABBAT-NGO