Conseil des ministres : Le gouvernement a adopté le projet de budget le plus important dans l’histoire du Congo

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Lors du conseil des ministres du vendredi 28 septembre 2012, au palais du peuple, à Brazzaville, sous le patronage du président de la République, chef du gouvernement, Denis Sassou Nguesso, les ministres ont adopté le projet de loi financière 2013, le plus important dans l’histoire du Congo indépendant, établi en recettes à la somme de quatre mille quatre vingt et onze milliards cent quatre vingt dix sept millions (4.091.197.000.000 de francs Cfa). C’est le montant le plus important jamais atteint par le budget national qui, de ce fait, est le premier dans la zone francophone africaine. Voici le compte-rendu qu’en a fait le ministre porte-parole du gouvernement, Bienvenu Okiemy.
«Le premier projet de loi soumis à l’attention du conseil des ministres, porte loi de finances pour l’année 2013. Dans son exposé préliminaire, le ministre d’Etat, ministre de l’économie, des finances, du plan, du portefeuille public et de l’intégration, M. Gilbert Ondongo, a resitué le contexte international et national dans lesquels cette loi de finances a été élaborée: un contexte marqué, au plan international, par le ralentissement de la croissance de l’économie mondiale et, spécialement, par la relative récession économique dans la zone euro.
Cependant, d’après les prévisions du Fonds monétaire international, notre pays devrait connaître un taux de croissance de 5%, grâce à la politique de diversification économique en cours, ainsi qu’à la bonne tenue des cours des produits pétroliers. Dans ces conditions, après avoir travaillé en 2012, à l’intensification et à l’amélioration des structures de santé, ainsi que de l’électricité, le gouvernement, sous l’impulsion du président de la République, entend:
- mettre l’accent sur l’éducation de base et sur la formation qualifiante;
- poursuivre la diversification de l’économie, par le renforcement du soutien à la création des entreprises, l’appui au développement de l’agriculture, de l’aquaculture, de la pêche et de l’élevage, ainsi que par la construction des infrastructures de base.
Aussi, le projet de budget de l’Etat, pour l’année 2013, est arrêté, en recettes, à la somme de quatre mille quatre vingt et onze milliards cent quatre vingt dix sept millions (4.091.197.000.000) de francs Cfa, et, en dépenses, à la somme de trois mille trente cinq milliards (3.035.000.000.000) de francs Cfa. Il conviendra de remarquer que les dépenses d’investissement seront financées, en 2013, à hauteur de 1.775 milliards de francs Cfa.
Le plus gros de l’investissement ira aux infrastructures de base. Le deuxième poste de dépense d’investissement, en 2013, sera le sous-secteur éducation, dans sa composante éducation de base et formation professionnelle. L’effort d’amélioration des soins de santé se poursuivra, de même que seront poursuivis les investissements dans le secteur de l’énergie.
Il se dégage, en conséquence, un excédent budgétaire prévisionnel de mille cinquante six milliards cent quatre vingt dix sept millions (1.056.197.000.000) de francs Cfa.
Mis à part les chiffres, le projet de loi de finances, comme n’importe quel autre projet de loi, contient des dispositions qui édictent des normes de gestion ou de rationalisation de la gouvernance économique. On peut, de la sorte, citer la création d’une taxe spécifique sur les boissons alcoolisées et sur le tabac. Fixée à 25 francs Cfa par bouteille ou autre unité d’emballage pour les boissons et à 50 francs Cfa par paquet pour le tabac, la taxe spécifique sur les boissons et le tabac est affecté à la couverture des dépenses de santé et de sport».
Rappelons que c’était le premier conseil des ministres après le remaniement du gouvernement intervenu le mardi 25 septembre dernier. A cette occasion, le chef de l’Etat a donné les orientations de base à sa nouvelle équipe gouvernementale.
«Avant d’aborder cet ordre du jour, le président de la République a tenu à féliciter la nouvelle équipe gouvernementale, tout en l’appelant à exercer sa mission avec la plus grande… des responsabilités. La mission assignée à cette équipe figure dans, «Le Chemin d’avenir», le projet de société sur la base duquel le président de la République a été élu: faire du Congo un pays émergent à l’horizon 2025.
Appelant les membres du gouvernement à assumer toute la plénitude de leur compétence, le président de la République s’est interrogé sur le fait qu’un certain nombre d’ouvrages publics portant assainissement de la capitale subissait une dégradation publique, ceci sans réaction de l’Etat. Il s’est encore interrogé sur le fait que ceux qui avaient indûment perçu des deniers publics à la suite du drame du 4 mars 2012 ne faisaient l’objet d’aucune poursuite. Il s’est, enfin, interrogé sur la présence tardive au travail des agents de l’Etat. A la suite de ces remarques, le président de la République en a appelé à un plus grand civisme, en exigeant dans le même élan du gouvernement des solutions efficaces et rapides».