P.a.p.n (Port autonome de Pointe-Noire) : Le ministre d’Etat Rodolphe Adada a visité les chantiers du P.i.p

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Le ministre d’Etat Rodolphe Adada, ministre des transports, de l’aviation civile et de la marine marchande, a effectué, le mercredi 10 octobre 2012, une visite de travail au P.a.p.n (Port autonome de Pointe-Noire), pour une première prise de contact avec les autorités portuaires et, surtout,pour s’enquérir de la situation générale du port. A cette occasion, le directeur général du port, Jean-Marie Aniélé, a présenté l’état des lieux, notamment les travaux effectués dans le cadre du P.i.p (Programme d’investissements prioritaires).

Accompagné du ministre délégué, chargé de la marine marchande, Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou, et du ministre délégué, chargé des voies navigables et de l’économie fluviale, Gilbert Mokoki,le ministre d’Etat Rodolphe Adada a suivi, très attentivement, l’exposé du directeur général du port, Jean-Marie Aniélé, qui a dressé un état des lieux exhaustif de la situation actuelle du port maritime.
Il ressort de cet exposé que les travaux actuellement en cours au port, qui intègrent le P.i.p (Programme d’investissements prioritaires), consistent, en général, à refaire les infrastructures et superstructures portuaires. Ce qui a permis au P.a.p.n de redevenir la porte océane de l’Afrique centrale. Il s’agit, entre autres, des travaux de réhabilitation des réseaux d’eau et d’électricité, de l’assainissement, du dragage du chenal et, surtout, des travaux en cours de réalisation par le concessionnaire Congo Terminal (aménagement du terminal à conteneurs, allongement des différents quais, etc.), pour un coût global de près de 450 milliards de francs Cfa, dont 80 milliards à la charge du P.a.p.n. Ainsi, grâce à ces travaux, on observe que la situation actuelle du port se caractérise par un accroissement du trafic.
Le port participe réellement au développement de la nation. Le ministre d’Etat Rodolphe Adada l’a exprimé en ces termes: «Chacun joue sa partition dans le développement de l’économie nationale et, dans ce concert du système de transport de notre pays, le port est l’interface entre notre pays et le reste du monde. J’ai l’impression que vous ne faites pas trop de fausses notes. Ici au Port autonome de Pointe-Noire, on est en train de réussir».
Le ministre délégué Gilbert Mokoki a épousé ce constat fait par le ministre d’Etat, en déclarant: «On peut se féliciter de ce que le port reprend, progressivement, sa place sur la côte ouest-africaine et féliciter la direction pour son attention à la formation du personnel».
Pour sa part, le ministre délégué Coussoud-Mavoungou a apporté des précisions sur ce qu’il considère comme la bonne gestion du port: «Le maillon P.a.p.n est bien géré. Les normes de sécurité maritime internationale (code I.s.p.s) sont bien observées. Quand quelque chose est bien, il faut le dire. Maintenant, il reste à accélérer la construction des gros œuvres».
Cependant, il y a, tout de même, des contraintes auxquelles le P.a.p.n fait face, et qui font, par exemple, que les coûts du passage portuaire soient encore élevés. Ou encore, la complexité de certaines procédures qui attendent d’être améliorées dans le cadre du Guichet unique maritime.
Le P.a.p.n étant la porte océane de l’Afrique centrale, elle n’a pas vocation à être encombrée, a souligné le ministre d’Etat Rodolphe Adada, qui a donné des instructions pour que des réponses soient, rapidement, trouvées à certaines questions. Il s’agit, notamment, de la gestion rationnelle des espaces (architecture des magasins et entrepôts); travailler en concertation avec le Ministère de l’économie forestière, pour trouver le juste espace nécessaire pour le parc à bois, favorisant ainsi la transformation locale et donc la conteneurisation. De même, il y a la question de la puissance électrique qui devrait être, très rapidement, résolue, d’autant plus que c’est à Pointe-Noire que se trouve la plus grande centrale électrique du pays.
Pour sa part, le gouvernement va s’efforcer d’enlever toutes les taxes qui ne sont pas objectives, a conclu le ministre d’Etat Adada.
La délégation gouvernementale a, ensuite, été conviée à visiter quasiment tous les chantiers en cours dans le port, avant d’effectuer un tour d’horizon du bassin portuaire, à bord du remorqueur «Loufoulakari».

Taty Mby Fany